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Sotchi 2014: «Je ne me fais pas spécialement de film», reconnaît Sébastien Lacroix
COMBINE NORDIQUE•Avant son entrée en lice sur le concours du petit tremplin, mercredi...Romain Scotto
De notre envoyé spécial à Sotchi (Russie),
Pour mieux faire connaissance avec les athlètes, on leur a demandé d’enlever le casque et de montrer leurs yeux derrière leurs lunettes. Sébastien Lacroix, en lice mercredi dans le concours du petit tremplin, répond aux questions existentielles du combiné nordique. Interview télésiège.
Votre premier souvenir de JO. «Albertville 1992, le doublé de Sylvain (Guillaume) et Fabrice (Guy). J’avais 8 ans et je regardais ça devant la télé. Je faisais déjà du saut et du ski de fond. C’était marquant. Je me rappelle être allé à la réception quand ils sont rentrés des JO. C’était à Foncines. Leur serrer la main, c’était vraiment émouvant. Ça m’a donné envie. Inconsciemment, tu as envie de faire ce genre de choses.»
Votre rituel d’avant course? «Je n’en ai pas forcément. Au niveau de la préparation, tout se ressemble. L’échauffement au tremplin, ce sont des gestes répétitifs, des choses mises en place tout au long de la carrière.»
Votre surnom? «Toyon. Ça vient de Sylvain Guillaume. Il m’a dit un jour "t’es un grand toyer". Et ça a dérivé. Je ne sais pas ce que c’est. En anglais, ça vient de «jouet». Il aurait pu dire un grand sapin ou autre chose, mais il a sorti ça. Voilà.»
Votre hantise le jour de l’épreuve? «Ce dont j’ai vraiment peur, c’est la blessure. Sur les JO, ne pas pouvoir s’exprimer à 100 %. Ça, c’est quelque chose de franchement frustrant. J’ai souvent eu des blessures qui m’empêchaient de m’exprimer. Jamais de très grosses blessures, puisque je n’ai jamais été opéré, mais des lésions sérieuses, oui.»
Si vous êtes champion olympique? «Je ne me suis pas spécialement fait de film. Mais j’y pense un peu, j’ai vu Jason (Lamy-Chappuis) être champion olympique en 2010. Et je me dis que tout ce qu’il a vécu, je peux le vivre aussi. Mais il faut déjà faire les choses avant d’y penser.»
Une bonne raison de suivre votre course? «Découvrir une discipline originale (un alliage de saut à skis et de fond) et vibrer avec nous. C’est un sport où il y a des retournements de situations. C’est très sympa à regarder.»


















