La métamorphose de l'Inter Milan

©2006 20 minutes

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« On nous donne 8 points de pénalité, mais à la trêve, nous aurons déjà rattrapé l'Inter Milan. » Lâchée après la sanction contre le Milan AC lors du scandale des matchs truqués, cette petite phrase de Silvio Berlusconi fait beaucoup rire en Italie. A la fin des matchs aller, l'Inter caracole en tête de son Championnat, avec 28 points d'avance sur son rival historique. Malgré un recrutement pléthorique (Crespo, Ibrahimovic, Vieira, Grosso, Dacourt...), les observateurs ne voyaient pourtant pas l'Inter conserver son scudetto gagné sur tapis vert en 2005-2006. « S'ils ne le gagnent pas cette année, ils ne le gagneront jamais », avançait même Dino Zoff, l'ancien sélectionneur de la Squadra Azzurra.

Souvent considéré comme une équipe de mercenaires, l'Inter Milan a cette fois répondu aux attentes. Invaincus depuis le début de saison, les Nerazzurri, qui restent sur une série de 12 victoires consécutives (record du club), mettent en avant un nouvel état d'esprit. « Nous n'avons encore rien gagné, mais c'est peut-être la saison de l'Inter. Nous sommes solidaires, nous ne prenons pas de buts et nous marquons à des moments cruciaux », observe Marco Materazzi. Non content d'être à la tête de la meilleure défense du Calcio (14 buts encaissés en 17 matchs), le champion du monde a même marqué à quatre reprises en Championnat.

Gaël Anger