Handball: Jérôme Fernandez, un trentenaire plein d'avenir

HANDBALL A bientôt 37 ans, le capitaine des Bleus veut poursuivre sa carrière jusqu’aux JO 2016. Ensuite, le Toulousain aura deux possibilités de reconversion…

Nicolas Stival

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Jérôme Fernandez (à gauche), handballeur international du Fenix Toulouse, et le président Philippe Dallard, lors d'une conférence de presse, le 29 janvier 2014 à Toulouse.
Jérôme Fernandez (à gauche), handballeur international du Fenix Toulouse, et le président Philippe Dallard, lors d'une conférence de presse, le 29 janvier 2014 à Toulouse. — F. Scheiber / 20 Minutes

Malgré huit titres internationaux et 1.418 buts (deux records) en 368 sélections, Jérôme Fernandez (37 ans le 7 mars) n’est pas rassasié. Même si son temps de jeu avec l’équipe de France s’effiloche, le tout frais champion d’Europe rêve d’étirer sa carrière, avec le Fenix de Toulouse comme en Bleu, jusqu’aux Jeux olympiques de Rio, en 2016.

«L’été dernier, j’imaginais aller jusqu’au bout de mon contrat, en juin 2015, et me reconvertir à ce moment-là, explique l’arrière gauche toulousain. Et puis, après le bon début de saison du club et au vu de mes performances, j’ai dit en décembre au président [Philippe Dallard] que j’aimerais continuer l’aventure le plus longtemps possible.» Plus précisément, prolonger son bail d’une année jusqu’en juin 2016.

Futur dirigeant toulousain ou sélectionneur des Bleus ? 

Interrogé sur le sujet, le patron de l’actuel quatrième de D1 n’a pas répondu directement. «Tant que Jérôme est performant, ce serait complètement illogique de s’en passer», glisse toutefois Dallard, qui a une idée bien précise quant au futur de son joueur. «Jérôme sait que son avenir est ici, lâche-t-il. Je souhaite qu’il puisse travailler à mes côtés pour continuer à faire évoluer le club.»

Le rôle du coéquipier de Valentin Porte, la révélation de l’Euro danois, dépasse déjà largement les parquets, depuis son retour dans son club formateur, en 2011. Emblème et ambassadeur du Fenix, Fernandez a joué un rôle prépondérant dans le rapprochement avec le FC Barcelone, dont il a porté les couleurs de 2002 à 2008.

Mais le capitaine des Bleus pourrait aussi à terme intégrer l’encadrement de l'équipe de France, voire succéder au sélectionneur Claude Onesta. «Ce sera soit le Fenix, soit le projet fédéral, indique-t-il. Je ne peux pas tout faire. Mais les deux projets sont très excitants.» C’est ce qu’on appelle avoir l’embarras du choix.