Open d'Australie: Pour Gilles Simon, c'est «un petit miracle»

TENNIS Le Français s'est imposé face à Brands au terme d'un match marathon...

avec AFP

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Gilles Simon au premier tour de l'Open d'Australie face à Daniel Brands, le 14 janvier 2014
Gilles Simon au premier tour de l'Open d'Australie face à Daniel Brands, le 14 janvier 2014 — PAUL CROCK / AFP

Gilles Simon, qualifié pour le deuxième tour de l'Open d'Australie après avoir sauvé sept balles de match face à l'Allemand Daniel Brands, alors qu'il marchait avec des béquilles 72 heures plus tôt et avait failli déclarer forfait, a estimé avoir eu une «réussite assez incroyable», mardi à Melbourne.

Vous gagnez un match, que vous n'auriez pas dû jouer, après avoir sauvé sept balles de match. Vous êtes doublement miraculé ? 
C'est toujours un sentiment particulier. A la base, je ne me sens vraiment pas chanceux du tout, après la préparation que j'ai faite. Mais c'est vrai que depuis cette entorse (de la cheville), j'ai eu beaucoup de chance sur plein de trucs :  la partie de tableau, le fait de jouer mardi alors que lundi ça aurait été impossible, le fait qu'il fasse chaud, l'adversaire que je rencontre qui a un certain type de jeu, qui me permet d'exister dans ce match. Donc, après, il y a une réussite assez incroyable, assez improbable.

Qu'est-ce qui vous a décidé à jouer ce match ? 
C'était une décision vraiment difficile d'entrer sur le terrain. En même temps j'ai l'habitude :  j'arrive souvent sur une jambe. Mais c'est dur. Quand tu prends la décision d'aller sur le terrain, tu es un peu attendu au tournant aussi. C'est une décision difficile à prendre et je suis heureux que ça se soit bien passé aujourd'hui.

Et finalement vous gagnez un match complètement fou...
Oui j'ai eu une réussite énorme. Pour moi le match était réussi déjà à partir du moment où j'avais réussi à exister dans ce match. Mais il y a eu un concours de circonstances vraiment favorables, avec cette chaleur qui empêche de se sentir bien, un adversaire, du coup, qui s'est crispé. Et puis j'étais très détendu, j'arrivais à prendre les bonnes décisions. C'est un petit miracle.

Maintenant, qu'espérer pour la suite, face au Croate Marin Cilic ? 
Ca commence à siffler un peu quand même, mais on verra demain (mercredi). J'étais dans l'optique de jouer un match à la base, donc déjà je suis content. Je ne peux pas me prendre la tête avec ce truc-là. Je vais voir comment ça va. J'aurai un adversaire qui fait énormément travailler, donc si ça ne va pas mieux qu'aujourd'hui il n'y aura aucune chance de gagner le match. Pour l'instant, j'ai juste envie de me réveiller demain, de voir comment ça va. Si c'est la même chose, peut-être qu'on pourra y retourner et essayer. Si ça va moins bien, peut-être qu'il faudra se calmer aussi.