Dakar 2014: «On est tous très touchés par la disparition d'Eric Palante», confie le directeur de la course

Propos recueillis par Romain Baheux

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Le patron du Dakar Etienne Lavigne le 3 janvier 2014 à Rosario en Argentine.
Le patron du Dakar Etienne Lavigne le 3 janvier 2014 à Rosario en Argentine. — FRANCK FIFE/AFP

Mâchoire serrée, Etienne Lavigne arrive devant les journalistes. Ce vendredi, le directeur de la course fait face à la mort d’un concurrent, le motard belge Eric Palante, figure chez les amateurs du Dakar. Si la cause du décès est encore inconnue, les très fortes chaleurs sur la spéciale de jeudi ont affecté de nombreux pilotes.

Quelles sont les circonstances du décès d’Eric Palante?
On sait qu’Eric n’est plus là surtout. On est tous très touchés par sa disparition, moi le premier. C’est un garçon que j’appréciais personnellement beaucoup depuis de nombreuses années. Je ne vous cache pas une certaine émotion, une vraie douleur causée par sa disparition. Eric était un pilote amateur du Dakar, endurci et endurant. Je pense à sa famille, à ses cinq enfants. Concernant les circonstances de sa mort, une enquête a été ouverte dans la province de Catamarca. La journée d’hier a été éprouvante et difficile pour tous. On avait encore, dans la course motos, une quinzaine de pilotes engagés dans la spéciale dans la soirée et la nuit de jeudi à vendredi. 
 
Comment s’est déroulée la découverte du corps?
Je tiens à préciser que sur la spéciale de jeudi, des motards sont arrivés à 8h30 du matin ce vendredi à Tucuman. Des gens ont continué à faire leur course toute la nuit. Certains se sont signalés par des appels de secours et on est intervenus. Eric n’a jamais actionné sa balise de détresse ni appuyé sur le bouton rouge de son dispositif Iritrack, qui signale une alerte physique grave.
 
Il aurait été retrouvé assis à côté de sa moto. Confirmez-vous cela?
Non, je ne confirme rien du tout parce que je n’étais pas lors de la découverte du corps. Je sais qu’il avait son casque et sa combinaison. Je l’ai vu hier (jeudi) dans la journée, je lui ai donné de l’eau, je l’ai fait manger et on a plaisanté. Eric, ce n’est pas quelqu’un qu’on arrêtait facilement. Je n’ai pas d’informations comme quoi il y aurait un impact sur sa moto. Sur le terrain où on a évolué hier, on ne peut pas casser une moto car elle tombe dans le sable. Eux-mêmes ne peuvent pas vraiment se faire mal dans ces conditions.
 
Pourriez-vous décrire l’endroit où il a été retrouvé?
C’est un plateau sableux avec de la petite végétation et des cuvettes de sable. On avait des températures exceptionnelles pour la saison, un phénomène caniculaire. On a été secourir beaucoup de pilotes dans la journée d’hier.