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Dakar 2014: «Il ne faut pas arriver trop affûté au départ de la course», estime Cyril Despres

Dakar 2014: «Il ne faut pas arriver trop affûté au départ de la course», estime Cyril Despres

MOTO – Le quintuple vainqueur de l’épreuve surveille particulièrement sa préparation physique…
Romain Baheux

Romain Baheux

De notre envoyé spécial à Rosario (Argentine),

Sur Internet, il expose ses cours de préparation physique via des vidéos mises à la disposition des autres concurrents du Dakar. Quintuple vainqueur de l’épreuve, le motard Cyril Despres se construit tout au long de l’année un corps taillé pour les exigences de la course. Avant de prendre le départ en Argentine ce dimanche, avec l’objectif d’égaler le record de six succès en deux-roues détenu par Stéphane Peterhansel, le Français détaille sa méthode de préparation physique.
Avant de prendre le départ en Argentine ce dimanche,
Sur Internet, il expose ses cours de préparation physique via des vidéos mises à la disposition des autres concurrents du Dakar. Quintuple vainqueur de l’épreuve, le motard Cyril Despres se construit tout au long de l’année un corps taillé pour les exigences de la course. Avant de prendre le départ en Argentine ce dimanche, avec l’objectif d’égaler le record de six succès en deux-roues détenu par Stéphane Peterhansel, le Français détaille sa méthode de préparation physique.
le Français détaille sa méthode de préparation physique.
Physiquement, un Dakar se prépare combien de temps en amont?
Déjà, il faut savoir que c’est difficile d’être prêt sur trois ou quatre rallys durant l’année, il faut faire des choix. Ma préparation physique commence en juillet par des sorties en vélo de une à cinq heures pour travailler mon endurance. Tu regardes le Tour de France à la télévision puis tu en profites pour aller t’exercer à ton tour. En septembre, c’est le moment de passer à la moto. Souvent, je combine les deux. A la fin de mon entraînement en moto, mon mécano me la prend dans son camion et je rentre en roulant en Andorre, où j’habite.
Vous travaillez seul?
Non. Quand tu veux être professionnel, il faut s’entourer de professionnels. J’aime bien la préparation physique mais je ne suis pas assez pointu pour organiser mon programme par moi-même. Je bénéficie des services d’un préparateur physique depuis quatre ans qui s’occupe de cela.
Quelle est la suite du programme?
A l’automne, on travaille davantage sur le renforcement musculaire. On commence à passer aux séances de gymnastique en salle à base de sauts et d’exercices de musculation. Il faut savoir doser, je ne suis pas Arnold Schwarzenegger non plus. Depuis quatorze ans que je fais le Dakar, je ne ressemblerais plus à un pilote de moto si je soulevais de la fonte. On ne fait pas de musculation à proprement dit, il s’agit de préparer son corps aux sollicitations de l’épreuve. Sur des semaines intensives de six jours d’entraînement, j’accumule 900 minutes de cardio et il faut compter 350 minutes de renforcement musculaire. Tu passes un paquet d’heures dans ta salle de sports.
Quel est votre poids optimal?
Je n’ai pas de balance chez moi mais je sens quand je suis affûté. Mon médecin, qui est également celui de l’équipe de rugby de Perpignan (Top 14), me connaît bien. Le poids n’est pas la chose la plus importante sur ce genre d’efforts. En un Dakar, on va cramer beaucoup d’énergie et de calories avec la chaleur et la longueur des étapes. Il ne faut pas arriver trop affûté au départ de la course. Je mange plutôt bien les derniers jours avant le départ.
Comment gérez-vous votre nutrition?
Ma femme s’en occupe, elle a fait des études dans le domaine. Elle sait ce qui est bon ou non pour mon corps. Je fais quand même attention à ne me priver de rien. Il faut savoir conserver ses petits plaisirs, comme manger des bonbons avec ma fille. C’est bon pour le mental.