JO de Sotchi: Avant sa blessure au genou, Tessa Worley avait «un mauvais pressentiment»

SKI Blessée au genou, la Française n'ira pas aux JO de Sotchi...

avec AFP

— 

La skieuse française Tessa Worley, le 18 décembre 2013 à Lyon.
La skieuse française Tessa Worley, le 18 décembre 2013 à Lyon. — AFP PHOTO PHILIPPE MERLE

La skieuse Tessa Worley, gravement blessée au genou droit mardi, commence à «digérer» sa blessure et a «envie de revenir plus forte» même si son forfait pour les jeux Olympiques de Sotchi est une grosse déception.

Tessa Worley, vous avez consulté mercredi un chirurgien après votre blessure. Quand serez vous opérée ?

A l'Hôpital Jean-Mermoz de Lyon le 2 janvier. Cela me laisse un peu de temps pour faire un peu de kinésithérapie, me remettre de tout cela, faire de la rééducation, le protocole ordinaire de tous les skieurs blessés.

Quel est votre état d'esprit au lendemain de votre accident ?

Je commence à digérer, à accepter la blessure. Cela va prendre un certain temps car en quelques secondes, tout s'effondre. Il faut faire de nouveaux projets et se fixer de nouveaux objectifs notamment par rapport à la rééducation. C'est dur mais aujourd'hui, ça va. Il y aura forcément des hauts et des bas. Nous verrons.

C'est une grosse déception de ne pas aller aux Jeux ?

Oui, forcément. Il y avait des objectifs importants pour moi cette saison. Les Jeux, c'était cette année. C'est tous les quatre ans. Il faudra que je sois patiente.

Saviez-vous dès votre chute que ce serait grave ?

Je ne suis pas médecin. J'avais un mauvais pressentiment mais on espère toujours jusqu'au bout que ce soit moins grave que ce que l'on craint. Le diagnostic est tombé assez clairement. Le coup dur, il est là mais je crois que je me suis assez vite projetée sur l'opération, la rééducation. J'ai vraiment envie de revenir à mon meilleure niveau, voire plus forte encore et dans les meilleures conditions. J'ai de longs mois devant moi. La saison 2014-2015 est encore loin. Cela me laisse du temps pour revenir en bonne santé.

Que s'est-il passé réellement ?

J'ai une petite idée mais ça s'est passé tellement vite que c'est pas évident. J'étais en arrière sur mes skis. Mon ski a continué la courbe alors que mon corps, qui était en arrière, n'est pas allé forcément dans le même sens. Cela a fait une rotation du genou et j'ai un peu senti qu'à l'intérieur, ce n'était pas tout à fait normal.

Est-ce votre première grosse blessure ?

Oui, c'est ma première grosse blessure en ski. Je me suis déjà fait mal à l'épaule mais cela n'a jamais nécessité de chirurgie et je n'ai jamais vraiment eu d'arrêt de la compétition comme celui qui se profile.

Avez-vous eu beaucoup de marques de soutien ?

Enormément et ça m'a beaucoup touchée. J'ai reçu beaucoup de messages de skieurs français qui sont passés par là récemment. Il y en a eu de skieurs étrangers, cela touche aussi beaucoup. Tous les proches, les fans, la famille. On se sent soutenu et ça fait du bien au moral. Cela donne envie de revenir et de faire tout ce travail qui m'attend. J'étais un peu dans un cocon ces dernières heures. Je n'ai pas trop mesuré.