Handball féminin: Nina Kanto veut «écrire les premières lignes d’une nouvelle victoire»

HANDBALL La France a battu le Monténégro en championnat du monde de handball féminin, vice champion olympique…

Propos recueillis par B.V.

— 

La joueuse de l'équipe de France Nina Kanto (en bleu) face au Monténégro, le 11 décembre 2013
La joueuse de l'équipe de France Nina Kanto (en bleu) face au Monténégro, le 11 décembre 2013 — SPORTISSIMO

C’est la première grosse performance de l’équipe de France version Alain Portes. Avec leur nouveau sélectionneur, les Bleues ont battu mercredi le Monténégro (17-16), vice champion olympique, et se sont qualifiées avant même leur dernier match de poule face à la Corée du Sud pour les huitièmes de finale. Un premier pas encourageant, même s’il «ne pas faut pas s’enflammer», estime la pivot Nina Kanto.  

Cette victoire à l’arrachée face au Monténégro peut-elle donner confiance à ce groupe?
Pour nous, chaque victoire est à savourer car on ne sait pas comment on se situe dans le contexte international. On ne peut pas dire on est meilleure ou moins bonne que telle ou telle équipe. Notre objectif c’est apprendre sur chaque rencontre et enchaîner deux grosses performances d’un jour à l’autre c’est déjà un signe de maturité et c’est de bon augure pour la suite. C’est un moment fort qu’on retiendra. Pour les jeunes, c’est une expérience incroyable.

Elle vous offre malgré tout de nouvelles perspectives dans ce mondial…
On ne sait pas si demain on gagnera encore. Ce qui est magnifique, c’est que cette équipe est homogène, le danger vient de partout et est différent à chaque moment du match. C’est très difficile à contrer pour nos adversaires et c’est ce qui m’excite vraiment dans cette aventure. Il n’y a pas de star, il n’y a pas de statut, tout le monde doit se battre pour avoir du temps de jeu.

C’est l’effet Alain Portes?
Il a réussi à apporter quelque chose de nouveau auquel tout le monde a adhéré assez rapidement. Il a réussi à les décomplexer les nouvelles joueuses l’équipe. Il n’y a pas de jeune, pas d’anciennes, on repart de la case départ. Il y a un énorme potentiel, comme il y a pu en avoir à chaque renouvellement de génération. C’est une nouvelle ère, l’objectif principal est Rio 2016.

On a l’impression que vous la jouez modeste alors que vous êtes parmi les favorites de ce mondial…
Non, on n’est pas dans les favorites. Ça, ce sont les médias qui pronostiquent des choses qu’on a jamais pronostiquées. Nous, on ne peut pas s’évaluer, on n’a pas passé assez de temps ensemble. Il ne faut pas s’enflammer ou dire qu’on peut être championnes du monde sous prétexte qu’on a battu le Monténégro ou les Pays-Bas. Laissez nous vivre notre aventure, en gardant les pieds sur terre et en prenant les matchs les uns après les autres et on verra ou ça nous mènera. Si on sort de ce mondial en ayant progressé et en ayant commencé à écrire les premières lignes d’une nouvelle victoire, peu importe le classement, je serai contente.