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Dopage: l’exception américaine

Dopage: l’exception américaine

La conférence mondial antidopage s’est conclue hier à Copenhague sur une victoire symbolique, mais pas définitive. Par acclamation, les milliers de participants, représentant les mouvements sportifs, les instances politiques et les associations de lutte c
© 20 minutes

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La conférence mondial antidopage s’est conclue hier à Copenhague sur une victoire symbolique, mais pas définitive. Par acclamation, les milliers de participants, représentant les mouvements sportifs, les instances politiques et les associations de lutte contre ce fléau, ont adopté le code mondial antidopage. « Nous avons désormais formé un front uni contre le dopage. Cela va devenir de plus en plus dur pour les tricheurs », se félicitait le ministre des Sports danois, Brian Mikkelsen. Un peu plus mesuré, le président du CIO, Jacques Rogge, saluait ce pas en avant : « Le futur nous dira si ce jour merveilleux constituera une pierre angulaire dans la lutte contre le dopage. » Le successeur de Juan Antonio Samaranch sait en effet que la route reste longue. Car, si les fédérations sont désormais dans l’obligation de mettre en oeuvre le code, au plus tard avant le 1er jour (13 août) des JO d’Athènes en 2004, tel n’est pas le cas des ligues professionnelles indépendantes. Exit donc les Championnats américains de basket-ball, base-ball, hockey et foot US, où l’utilisation de substance interdite est monnaie courante. Quid, dès lors, des joueurs évoluant en NBA toute l’année et rejoignant leur sélection nationale à l’occasion des Jeux olympiques ? Et que dire des chances des villes américaines d’accueillir les JO ? Jacques Rogge a en effet précisé qu’aucune compétition majeure ne serait organisée, après 2006, dans des pays qui n’appliqueraient pas le code mondial antidopage. Un énorme chantier est en construction. Jérôme Belaygue