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Euroligue/Nanterre: Un supporter nommé Raymond Domenech

Euroligue/Nanterre: Un supporter nommé Raymond Domenech

BASKET – L’ancien sélectionneur de l’équipe de France de foot s’est pris d’affection pour les champions de France de basket…
Romain Scotto

Romain Scotto

Même sans club, Raymond Domenech ne s’éloigne jamais des stades. On l’a vu récemment en tribunes au Parc des Princes, à Roudourou ou au Stade de France. Il était, en revanche, moins évident de le croiser au Palais des sports Maurice-Thorez lors d’un match de la JSF Nanterre. Un club dont il s’est pris d’affection en début d’année dernière, avant même le titre de champion de France.

«J’ai laissé passer le temps avant de venir et ils se sont mis à gagner. J’ai eu la pudeur de me dire: “Je ne vais pas y aller au moment où ça gagne”. Je ne voulais pas voler au secours de la victoire. Tout à coup, ça gagne et voilà les people. Ça m’a gêné.» Depuis, ce supporter historique de Villeurbanne s’est toujours tenu informé des résultats des hommes en vert, qu’il a déjà salués sur Twitter.

«S’ils ne sont pas champions cette année, ce ne sera un drame»

Installé depuis quelque temps dans les Hauts-de-Seine, l’ancien sélectionneur s’est rapproché de la JSF en accompagnant ses enfants à la piscine du Palais des sports. Sa fibre locale a fait le reste. «Je suis un partisan de l’endroit où je vis», souligne Domenech, qui n’aura pas l’occasion d’être à la Halle Carpentier pour le choc d’Euroligue contre Barcelone vendredi soir. «Se retrouver ici, ça me ramène trente, quarante ans en arrière quand j’allais voir l’Asvel.»

Comme beaucoup, le finaliste de la Coupe du monde 2006 est tombé sous le charme de la bande à Donnadieu. Ici, Raymond Domenech a trouvé ce qui manque parfois au foot: «un club familial» où prédomine la notion de plaisir. «S’ils ne sont pas champions cette année, ce ne sera un drame. Il n’y a pas d’incidences économiques catastrophiques quand ça ne marche pas. Et l’ambiance est extraordinaire.» Récemment, il aurait même glissé un mot au président pour le féliciter de cette soudaine réussite. «C’était bref mais riche, confie Jean Donnadieu. J’étais sensible à la remarque qu’il m’a faite: derrière ce que vous faites, il y a beaucoup de travail.» Parole d’un coach en manque de terrain.