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Euroligue: Une qualification pour le Top 16 ne changerait rien à Nanterre
BASKET – Une victoire de la JSF face à Barcelone vendredi rapprocherait un peu plus les champions de France du deuxième tour de la Coupe d’Europe…Romain Scotto
«Irréel», «surréaliste», «incroyable». Qu’ils s’expriment en français ou en anglais, les joueurs de la JSF Nanterre commencent à manquer de mots pour évoquer leur parcours actuel en Euroligue. Quatrièmes de leur groupe à trois journées de la fin, une victoire pourrait leur suffire pour accéder au Top 16, un tabou en début de saison. Mathématiquement, les Nanterriens ne peuvent pas se qualifier vendredi contre Barcelone. Mais une victoire à Carpentier les rapprocherait un peu plus de ce rêve inespéré.
«Je ne préfère pas y penser», avance le coach Pascal Donnadieu, soucieux de ne pas banaliser les exploits de ses joueurs. Chez les champions de France, on assure déjà qu’une accession à l’échelon suivant ne changerait rien aux habitudes locales. «Ça montrerait juste que pour nous, rien n’est impossible. Ce serait extraordinaire. On a fait tellement de choses incroyables», souffle Jérémy Nzeulie, l’un des arrières de l’équipe. Pour le président Jean Donnadieu, il en faudrait beaucoup plus pour faire perdre pied à un groupe abonné aux surprises depuis mai dernier.
«On peut y arriver sans vendre son âme, sans faire le trottoir»
«Il ne faut surtout pas que l’Euroligue nous change. Si on change et qu’on veut faire comme les autres, on crève. L’homme est attiré par le pouvoir et le fric. On fait en sorte de ne pas être bouffés par cela», expose le paternel, tout en assurant qu’une qualification ne rapporterait pas grand-chose à la JSF. Pas question non plus de changer de train de vie: «Vous ne verrez pas un dirigeant faire les déplacements en Euroligue parce que ça coûte cher. On ne va pas aller faire les “cacous” là-bas, se faire payer l’hôtel, la bouffe par le club alors qu’on est à quelques euros près.»
En réalité, c’est plutôt pour le public et l’image du basket français qu’une qualification aurait un réel effet. A croire le président, «les gens aiment bien cette histoire. Ça change de ce qu’ils ont l’habitude de voir en sport. Du business, des choses pas jolies du tout. Nous, on n’est pas dans le système et on démontre qu’on peut y arriver sans vendre son âme, sans faire le trottoir.» C’est même sur une route toute droite que circulent pour l’heure les joueurs de Nanterre.


















