France-Ukraine: «Que ceux qui ne sont pas supporters des Bleus revendent leur place au prix coûtant», réclame Yannick Vanhee

Antoine Maes
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Le public du Stade de France lors d'un match des Bleus contre la Finlande, le 15 octobre 2013.
Le public du Stade de France lors d'un match des Bleus contre la Finlande, le 15 octobre 2013. — G. Varela / 20 Minutes

On le moque souvent. On rit de sa froideur et on tance sa capacité à se retourner contre son équipe. Pourtant, le public du Stade de France a un rôle capitale à jouer pendant France-Ukraine, mardi. Yannick Vanhee, président de la F.A.N.S (fédération nationale des associations de supporters), coordonnent les opérations des vrais supporters des Bleus. Et lance un appel à tous les autres.

Est-ce que vous avez l’impression d’avoir un rôle particulier pour ce France-Ukraine?

Oui. Aujourd’hui, l’équipe de France est complètement dos au mur, et pour sortir un gros match il faut qu’elle soit dans les meilleures conditions. Donc il faut être soutenu par son public. Siffler l’équipe de France à la mi-temps on l’a déjà vu, et ça je ne veux pas le voir. Ce n’est pas le soir pour ça: c’est le match le plus important de ces deux dernières années, voire même de ces trois prochaines années. 

On vous sent remonté…

Très sincèrement, on l’est. On a envie de voir un grand match. On est passé à côté vendredi, mais là on est dans le rêve. Un match comme ça pour un joueur c’est génial, et pour un supporter c’est exceptionnel. On risque de voir un des plus beaux matchs de ces dernières années. C’est le match le plus important depuis la CM 2006. 

Vous avez prévu de faire quelque chose de spécial?

Malheureusement c’est du traditionnel. Tout le monde aura son drapeau. Et il y en aura des grands qui seront déployés. On va faire en sorte que le stade soit bleu blanc rouge, et chanter le plus fort possible pour qu’on nous attende. Après, on n’aura plus l’occasion de vibrer avant 2016. On peut vivre un match d’anthologie, si on se qualifie c’est un miracle. On peut vivre l’uns des moments les plus importants de notre vie de supporter. 

Le problème c’est le Stade de France ou son public?

Le stade est compliqué, la piste d’athlétisme n’aide pas. C’est beaucoup plus facile à Lens ou au Parc des Princes. Pour que le Stade de France s’enflamme, il faut qu’on ait des matchs comme celui-là. 

Comment vous comporterez vous avec les supporters ukrainiens?

Il faut absolument qu’on ne les laisse pas chanter. Que le Stade de France se réveille enfin. S’il ne se réveille pas là, il ne se réveillera jamais. Louper une Coupe du monde au Brésil, c’est pas pensable, c’est une catastrophe. 

Vous auriez préféré que ce France-Ukraine se joue ailleurs?

Je ne sais pas… Mais la question ce n’est pas de savoir dans quel stade on joue, plutôt de savoir si les vrais supporters seront là. Si on a le public parisien qui va au foot comme au théâtre... Ca me ferait chier qu’au bout de 10 minutes on ait un stade mort. Contre le Japon, avant l’Espagne, à 0-0 à la mi-temps, il y a des sifflets! A l’époque, on avait rencontré Deschamps et les joueurs, ils ne comprenaient pas. Les joueurs n’avaient plus envie de rentrer sur le terrain, c’est ce qu’ils nous ont dit. On aura le temps de régler nos comptes mercredi ou jeudi. En attendant, que ceux qui ne sont pas supporters revendent leur place au prix coutant à tous les vrais supporters qui ont envie que l’équipe de France aille au Brésil.