Naples-Marseille: Pourquoi l’OM ne sacrifiera pas la Ligue des champions
FOOTBALL – La question se pose pourtant pour les hommes d’Elie Baup…Romain Scotto, à Naples
Avec environ 2% de chances de qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, les Marseillais ont toutes les raisons de faire le deuil de leurs ambitions. Pourtant, même si la tentation de «faire tourner» est grande, les joueurs d’Elie Baup ne galvauderont pas leur quatrième match de poule, mercredi soir contre Naples. Ils ont même bien l’intention de marquer leurs premiers points au stade San Paolo.
Une épreuve qui ne se galvaude pas. Au-delà de tout aspect comptable, la Ligue des champions reste la vitrine privilégiée du foot européen. A ce titre, elle se respecte et ne se galvaude pas. «Encore plus dans un groupe comme celui-là, observe Steve Marlet, l’ancien attaquant marseillais. Le fait d’être tombé dans un groupe dur, malheureusement, oblige de jouer les matchs parce que ce sont des affiches de rêve. Si tu es dans un groupe avec l’Austria Vienne, Zagreb, peut-être qu’on peut se dire, “allez, on n’a plus aucune chance, on zappe”.» Etre à la hauteur de l’événement reste d’ailleurs le souci principal du coach, Elie Baup. «Vous savez, toute une saison on s’est bagarrés pour finir deuxième. Participer à la Ligue des champions, dans la carrière d’un joueur, c’est important. C’est quelque chose de fantastique. Dans l’équipe, certains n’y avaient jamais participé.» Et vu la concurrence en championnat cette année, rien ne dit que l’occasion se représentera.
Retrouver un peu de confiance. S’ils se sont extraits d’un tourbillon déprimant le week-end dernier à Rennes, ce n’est pas pour y retomber quatre jours plus tard. «Il faut absolument reprendre un peu de confiance, poursuit l’ancien “Minot” Jean-Marc Ferreri. Derrière, il y a un match contre Sochaux à gérer au Vélodrome. Tu es au fond du trou là. Tu peux préparer ce match de L1 avec un match nul ou un autre résultat.» Marlet va plus loin: «Même s’il y a une contre-performance avec un bon contenu, on peut s’en servir pour rebondir derrière.» La fierté, la hantise de finir «Fanny» (non, pas Rod), et l’envie d’honorer les supporters sont trois leviers qu’Elie Baup pourra activer mercredi soir dans son vestiaire. L’entraîneur olympien demandera juste à ses hommes de «jouer avec leur cœur et leur tête». D’autant qu’en cas de nouvelle défaite, il sait qu’il sera un peu plus sur la sellette.
Et pourquoi pas la Ligue Europa? Sur le sujet, il y a toujours un discours de façade, plus ou moins crédible. Mais pour un club comme l’OM, il semble difficile de cracher sur une aventure en Ligue Europa. D’autant qu’après trois matchs, la troisième place reste mathématiquement jouable. «Il y a un mince espoir, note Jean-Marc Ferreri. Peut-être qu’avec six points, ils peuvent se qualifier. Ça dépendra du goal-average. Il faut qu’ils se raccrochent à cela. C’est une bonne raison de ne pas lâcher le match.» Economiquement, le club pourrait aussi limiter les dégâts en arrachant quelques victoires. Ces quinze dernières années, c’est en Coupe de l’UEFA, puis en Ligue Europa que les Marseillais ont brillé à l’échelle européenne. Des prestations qui permettent tout juste à la France de ne pas sombrer à l’indice UEFA.


















