Taxe à 75%: Les clubs de Ligue 1 et Ligue 2 annoncent «une journée blanche» le 30 novembre

R.S.

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L'attaquant du PSG Zlatan Ibrahimovic le 19 octobre 2013 contre Bastia au Parc des Princes.
L'attaquant du PSG Zlatan Ibrahimovic le 19 octobre 2013 contre Bastia au Parc des Princes. — LIONEL BONAVENTURE / AFP

Ils n’ont pas employé le mot «grève». Mais cela y ressemble quand même fortement. Réunis en assemblée générale extraordinaire, les membres de l’UCPF, le mouvement des présidents de clubs professionnels, a décidé d’organiser une «journée blanche» le 30 novembre prochain, comme l'a annoncé avec aplomb le président du syndicat, Jean-Pierre Louvel. Une première dans l’histoire de la Ligue 1 depuis 1972, date de la dernière journée annulée.

Les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 sont mobilisés depuis plusieurs semaines contre la taxation à 75% des joueurs gagnant au-delà d’un million d’euros par an. Une mesure qu’ils jugent excessivement pénalisante dans un contexte particulièrement difficile économiquement. Pour faire remonter leur exaspération, les présidents de clubs rencontreront François Hollande la semaine prochaine. 

Catastrophe économique et sociale

«Nous dirons au président de la République qu’avec cette taxation à 75%, les catastrophes seront économiques et sociales», a déjà expliqué Jean-Pierre Louvel, le président de l’UCPF. S’il y aura donc bien des matchs ce week-end, c’est donc la 15e journée qui sera impactée, qui comprend notamment un PSG-Lyon. Le 30 novembre, «il y aura un week-end sans matchs avec une journée porte ouverte dans les clubs, nous allons communiquer pendant un mois sur l'action du football», explique Louvel. «C’est un moment historique pour le foot français mais aussi pour l’UCPF et l’ensemble des familles du football, dans un moment où le football est dans un moment de très grande difficulté» a tonné le président du Havre.

«Il s’agit de sauver le football français. Et derrière il y a 25.000 emplois. Pas que des joueurs soi disant trop payés», poursuit Louvel. «C’est pour cela qu’on est mobilisé. On dit non, ne tuez pas notre outil de travail. On parle de la mort de certains clubs français.» La date de la fin novembre a été choisie pour ne pas perturber le barrage de l’équipe de France pour le Mondial contre l’Ukraine. La qualification des Bleus étant jugée «essentielle» par les présidents de clubs pour le football français.