OM-PSG: Que vaut vraiment Alex? Les attaquants de Ligue 1 témoignent

J.L.

— 

Alex, le 31 août 2013 au Parc des Princes.
Alex, le 31 août 2013 au Parc des Princes. — PDN/SIPA

Zlatan, Cavani, Thiago Silva, ils ont tous droit aux interpellations qui fusent dans la zone mixte d’après-match. Et gare à ceux qui ne s’arrêtent pas. Tous sauf Alex. Ce n’est pas de sa faute –quoique– mais le sosie footeux de Vin Diesel est naturellement intimidant. Eric Bauthéac, qui l’a défié avec Nice la saison passée appelle ça «de la prestance». «Il en impose comme on dit. Quand tu sais que tu vas jouer le PSG et qu’il y a Alex, tu n’abordes pas le match pareil.» De là à dire qu’il fait peur, il n’y a pas beaucoup. «C’est un défenseur très athlétique, imposant, qui a du poids. Il est vraiment dur dans les duels», confirme Dossevi, qui a fait connaissance avec le phénomène il y a quinze jours avec Valenciennes. «Bon, il ne m’a pas marqué plus que ça non plus hein.»

«Tu ne vas pas aller à l’impact contre lui»

 C’est tout le paradoxe du Brésilien. Débarqué à Paris avec le pedigree le plus racé du vestiaire derrière Ibra –quatre ans à Chelsea– il est d’emblée accusé de voler le pain de Mamadou Sakho, «de loin la référence dans les duels sur l’homme», dixit Dossevi. Surtout qu’Alex n’a pas non plus que des qualités, notamment quand il doit courir. «On parle du monstre physique, c’en est un et tu ne vas pas aller à l’impact contre lui poursuit Bauthéac. Mais dans la vivacité et les accélérations, il peut être mis en difficulté, surtout par des petits gabarits.» Pourtant, si Alex n’est pas parfait, Sakho est parti chercher du temps de jeu ailleurs, Thiago Silva dit publiquement qu’il voulait Alex ou rien à ses côtés, et Laurent Blanc prend soin de ses cuisses fragiles comme personne.

 «Il fait un autre effet sur l’adversaire que Marquinhos»

Les blessures musculaires, c’est d’ailleurs le seul point faible du joueur révélé au PSV, titularisé dés qu’il est sur pied, c'est-à-dire pas souvent (22 fois l’an passé en championnat). Alors qu’a-t-il en plus? L’expérience, évidemment, qui lui permet de maîtriser Cardozo sans forcer face à Benfica, et un positionnement sans faute dans le vestiaire. Marquinhos, le nouvel arrière-central que Paris lui a mis dans les pattes? «Il a beaucoup de talent. Il est très rapide et son sens de l'anticipation me rappelle vraiment celui de Thiago Silva explique Alex. Va t-il prendre ma place? Je n'y pense pas, le meilleur jouera, tout simplement.» Et pour Bauthéac, il n’y a pas photo. «Pour les gros matchs, Alex c’est quand même autre chose. Tu sais qui c’est, sa carrière parle pour lui. Alors que Marquinhos, il est jeune, il débute sa carrière, il ne fait pas le même effet à l’adversaire.» La prestance, c’est ça?