Ligue des champions: Pour Jürgen Klopp, «Dortmund a un sentiment de revanche face à Marseille»
FOOTBALL – L’entraîneur de Dortmund n’a pas oublié la défaite d’il y a deux ans...B.V.
Il gesticule, rigole, fait rire (même ceux qui ne le comprennent pas), et répond aussi aux questions. En conférence de presse à la veille de recevoir Marseille, une rencontre pour laquelle il est suspendu de banc de touche, l’entraîneur de Dortmund a fait le spectacle. Mais il a surtout promis l’enfer à l’OM.
Où serez-vous assis mardi soir dans le stade?
Je connais ma place. Je n’ai aucune obligation à la tenir secrète mais je me garderais bien de le dire, de peur que toutes les caméras ne soient braquées sur moi. Je sais que j’aurai une bonne vue sur le terrain demain.
Est-ce que cela aura une importance sur le déroulé du match?
Pour un match, ce n’est pas un problème. Même Mats Hummels a dit que ça lui était égal (rires). Ce qui m’embête le plus, c’est de ne pas avoir accès aux vestiaires. Mais bon, avec mes assistants, on va communiquer. Je ne vais pas trop me plaindre car j’ai eu libre accès à mon équipe pendant les entraînements. C’est une sanction mais je ne pense pas que ce soit préjudiciable pour l’équipe.
Existe-t-il un sentiment de revanche après les deux défaites face à l’OM il y a deux ans?
Oui, effectivement. L’expérience au plus haut niveau, ça ne s’achète pas. On avait été loin d’être ridicules à Marseille, mais on s’était incliné durement (3-0) malgré un bon match. Ici on croyait tenir notre premier succès et Marseille a retourné la vapeur. Alors oui, il y a un sentiment de revanche. Pas trop, mais un peu.
Que pensez-vous de cette équipe de Marseille?
Malheureusement pour nous, c’est une équipe avec beaucoup de qualités. On s’attend à un match très dur, l’OM a fait un très bon début de championnat. Il y a de la rapidité dans le jeu, des transmissions de qualité, de l’agressivité dans les duels. La bonne nouvelle là-dedans, c’est qu’on est pas mauvais non plus (rires).
Les années passées, vous avez souvent stigmatisé les erreurs de votre défense. Est-ce qu’il y a du progrès dans ce secteur-là?
Des problèmes, des problèmes… Je crois que 99% des équipes auraient aimé les problèmes défensifs qu’on a rencontré nous. Ils n’étaient pas si évidents que ça. On est dans une logique d’amélioration permanente, c’est un sujet que nous abordons souvent. Il y a deux ans face à Marseille, il y avait un peu de naïveté, on partait un peu la fleur au fusil vers l’attaque. On était trop hardis.


















