Frédéric Thiriez : «Le Racing doit retrouver l'élite»
Interview du président de la LFP©2006 20 minutes
Frédéric Thiriez, président de la LFP.
Quel est le motif de votre venue aujourd'hui (hier) à Strasbourg ?
Je m'efforce de rendre visite à un club de L2 par semaine. C'est mon rôle de voir les efforts réalisés par chacun d'entre eux et d'être à l'écoute de leurs soucis pour faire avancer le foot.
Quel regard portez-vous sur le Racing ?
Strasbourg tient une place particulière dans mon coeur. C'est un club historique, qui possède un beau palmarès. C'est aussi un club qui a fait le pari de la jeunesse, via son président [Philippe Ginestet a 40 ans] et son entraîneur [Jean-Pierre Papin en a 43], qui sont parmi les plus jeunes du Championnat. Et puis ici plus qu'ailleurs, l'accent est mis sur la formation. C'est réconfortant.
Vous devez être ravi que le Racing (3e) soit talonné par Dijon (4e) au classement après 17 journées. Le suspense reste intact pour la montée en L1...
La force de la L2, c'est d'être un championnat haletant, ouvert et homogène. Selon Guy Roux, on possède même la meilleure 2e division d'Europe. Mais il est clair que Strasbourg n'est pas à sa place en L2. La relégation a été perçue à la fois en Alsace et par tous les amateurs de foot comme un accident de l'histoire. C'est un club qui a un potentiel énorme et qui doit retrouver l'élite. Tout est là pour réussir : un centre de formation performant, un beau stade – même s'il mériterait quelques efforts de rénovation – et un public fidèle qui constitue la 2e affluence de Ligue 2 [14 000 spectateurs de moyenne] après Caen.
Recueilli par Jérôme Sillon



















