JO 2020: La France espère la victoire de Tokyo pour une possible candidature de… Paris 2024

OLYMPISME Une victoire de Madrid réduirait à néant les chances de voir une ville française candidate...

B.V.

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Le président de l'IRB Bernard Lapasset, à Marcoussis, le 9 novembre 2012.
Le président de l'IRB Bernard Lapasset, à Marcoussis, le 9 novembre 2012. — Sipa

Pas une seule fois a-t-il évoqué le nom de «Paris 2024». Trop tôt, trop vite. Mais Bernard Lapasset y pense, forcément. Lors d’un petit-déjeuner de presse organisé cette semaine, le président du Comité français du sport olympique (CFSI) s’est contenté d’énumérer les intérêts de la France à la 125e session du Comité international olympique (CIO), se tenant ce week-end à Buenos Aires. Prendre du poids, «construire des liens durables et permanent», bref: «Faire figurer la France dans les nations qui comptent au niveau olympique».

Réponse avant septembre 2015

En filigrane, l’idée est déjà de préparer le monde olympique à une éventuelle candidature d’une ville française (très probablement Paris) pour 2024. Samedi, vers 20h45, le CIO décidera par un vote qui d’Istanbul, Madrid ou Tokyo organisera les Jeux de 2020. Et cas de victoire espagnole, voire turque, la France pourrait faire une croix sur ses ambitions pour les olympiades suivantes, en raison de la règle implicite de l’alternance des continents. «On n’est pas partie prenante dans la décision, mais on a fait valoir un certain nombre d’arguments pour choisir une candidature qui pourrait nous permettre de réfléchir à une candidature française un peu plus tard, affirme Bernard Lapasset, tout en nuances. C’est clair, on souhaiterait avec une victoire de Tokyo, sans aucune acrimonie pour Madrid ou Istanbul.»

Autant dire que dès dimanche, le dossier Paris 2024 pourrait être plus clair. Mais on n’en est pas encore là. «On doit avant tout se préparer correctement, coupe celui qui est président de l’IRB, la fédération internationale de rugby. Si on veut être candidat (pour 2024), il faudra déposer un dossier avant septembre 2015. On n’a aujourd’hui aucun intérêt à faire une demande juste par rapport à ce qu’on va voir à Buenos Aires. Ce n’est pas le bon timing, pas le bon moment, on n’est pas encore prêts.» 

La France mauvaise perdante

Avant cela, le CFSI et le Comité national olympique français (CNOSF) se doivent «de rassembler des informations et de ressentir l’évolution du monde du CIO». Ou pour faire simple, tâter le terrain, en France comme dans le monde olympique. D’autant que le fiasco Paris 2012 n’a pas forcément laissé de bonnes traces. «Il y a un sentiment de colère contre la France car 2012 s’est mal fini, on a communiqué contre certains pays, certains délégués, souffle Lapasset. Tout ça se sait et pèse très lourd. On est passé pour des mauvais perdants.» Une image à laver avant une possible candidature pour 2024. Enfin, à condition que Tokyo…