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Mercato/bras de fer: Les joueurs arrivent-ils toujours à leurs fins?

Mercato/bras de fer: Les joueurs arrivent-ils toujours à leurs fins?

FOOTBALLLe départ de Thauvin vers l’OM est un nouvel exemple de bras de fer remporté par un joueur...
Julien Laloye

Julien Laloye

L’un voulait à tout prix changer de club sans même avoir revêtu le maillot lillois, l’autre entendait quitter libre l’OL après être allé au bout de son contrat et le dernier ne jurait que par le Real Madrid. Florian Thauvin, Bafétimbi Gomis et Gareth Bale ont réussi leur pari. Et relancer l’idée que les footballeurs font un peu près ce qu’ils veulent en période de mercato pendant que les clubs passent leur temps à se coucher devant leurs désidératas. Le résumé est trompeur selon Julien Cheval, spécialisé en droit du sport dans le cabinet Vigo. «Le rapport de force est plus équilibré qu’il n’y paraît. En théorie, le club a tout à fait les moyens de contraindre son joueur à aller au bout de son contrat et à le faire jouer quand et ou il l’entend.»

«Quand un club va au clash avec un joueur, il finit toujours par le vendre moins cher six mois plus tard»

Dans ce monde parallèle, Gomis aurait sans doute terminé meilleur buteur de CFA cette saison et Thauvin fini par payer une indemnité conséquente au Losc pour se libérer de son contrat. L’idée est séduisante, mais complètement utopique. «Un joueur retenu contre son gré et qui ne joue pas perd de sa valeur. C’est un gros risque pour un club» juge Julien Cheval. Rarement payant, qui plus est. «Regardez Lyon avec Gomis souffle un agent qui a échoué à faire partir son joueur d’un bon club de L1 il y a deux ans. Non seulement Lyon n’a pas réussi à le transférer mais en plus il a perdu la bataille de l’image. Quand un club va au clash avec son joueur, il finit toujours par le vendre moins cher six mois après.» Quand il ne le laisse pas partir gratuitement.

«Un transfert c'est d'abord une question de respect»

L’issue est-elle toujours aussi irrémédiable? Le président Rennais Frédéric de Saint-Sernin, qui a géré les états d’âme de Romain Alessandrini sans faire de bruit au début de l'été, veut croire que non. «Romain a fait une sortie dans la presse tout à fait mesurée pour dire qu’il voulait rejoindre l’OM. Son agent m’avait prévenu la veille. Je lui ai dit qu’il était trop tôt pour envisager un départ vers son club de cœur, il a très bien compris, comme Vincent Labrune. Sans donner de leçons à personne, un transfert c’est d’abord une question de respect, même si la mentalité du joueur est importante.» Jean-Michel Aulas appréciera le message.