Top 14 : Toulon, Clermont, Racing-Metro, ce qu’il va se passer lors de la saison 2013-2014

RUGBY «20 Minutes» livre ses pronostics pour la nouvelle saison qui démarre ce vendredi soir avec Montpellier-Toulon…

Marc Nouaux

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Qui succèdera au Castres Olympique au palmarès du Bouclier de Brennus?
Qui succèdera au Castres Olympique au palmarès du Bouclier de Brennus? — Jacques Brinon/AP/SIPA

Qui va soulever le Brennus au printemps prochain ? Quels seront les six premiers de la saison régulière ? Quelle grosse équipe va s’effondrer et quelle autre va créer la surprise ? On vous dévoile nos pronostics pour la saison de Top 14 qui débute ce vendredi soir avec Montpellier-Toulon…

Le Brennus pour Clermont. Impossible que les Auvergnats se loupent encore alors que c’est l’équipe qui joue le mieux au rugby. Avec un effectif presque identique à celui de l’an dernier, les joueurs de Vern Cotter survolent la saison régulière et leur demi-finale contre le Racing. Face à Toulon, en finale, ils sont malmenés pendant vingt minutes. Le temps que Wilkinson se pète les croisés pour le dernier match de sa carrière. Moche comme sortie, mais les Jaunards s’en moquent. Fofana et Rougerie plantent un essai chacun et James enquille les drops. Bernard Laporte pète tout dans le vestiaire et défonce son banc de touche. Tant pis, il se consolera avec la Coupe d’Europe. Une fois de plus.

Toulouse et le Racing encore bredouilles. Avec sa belle équipe et son nouveau duo de coach, champion de France avec Castres, Labit et Travers, le Racing se hisse jusqu’en demi-finales. Les Racing-men enchaînent donc une cinquième année consécutive sans atteindre la finale. Mais comme d’habitude, le président, Jacky Lorenzetti, promet d’être au rendez-vous la saison suivante. De son côté, le Stade Toulousain, est privé pour la deuxième année d’affilée de titre en s’inclinant face à Toulon en demi. Guy Novès dégomme donc pour la millième fois la FFR et l’équipe de France qui lui pique tous ses joueurs. Et annonce son départ à la retraite dans la foulée. La fin d’une époque.

Castres et Kockott déchantent. Champion de France en titre, le CO change d’entraîneurs et souffre du syndrome de l’année d’après-titre. Malgré un effectif stable, le club du Tarn ne parvient pas à reproduire ses performances de l’an passé. En plus, sa star sud-africaine, Kockott, décide de se retirer en janvier pour élever des poulets dans la Creuse. Conséquence, les Castrais terminent 7es et loupent d’un rien les play-offs. Perpignan et Montpellier, qui les dépassent lors de la dernière journée, s’inclinent en quarts de finale. 

Oyonnax, forteresse imprenable. La Plastics-Vallée, le cauchemar des clubs du Top 14. A partir de la mi-octobre, les températures ne dépassent jamais les 15 degrés et peuvent atteindre les -15 au cœur de l’hiver. Pas pour rien si le club de l’Ain, fraîchement promu, n’a que cinq matchs à domicile programmés entre novembre et mars. Avec dix victoires et trois nuls dans son stade Charles-Mathon, Oyonnax termine sa première saison de Top 14 invaincu. Et se mêle à la lutte pour les barrages jusqu’à la fin. Sacré performance.

Bordeaux-Bègles et le Stade Français dans le ventre mou. Une saison mi-figue mi-raisin pour le club parisien. Si son président ambitionnait un Top 6, l’équipe s’est encore inclinée à chaque match à l’extérieur. Conséquence, le Stade Français termine 9e sans faire de vagues. L’Union Bordeaux-Bègles s’est quant à elle faite moins peur que l’année précédente mais ne pourra pas faire plus avec son effectif. L’UBB fait partie chaque week-end sur Canal + du Top 10 des plus beaux essais. C’est beau mais ce n’est pas assez efficace. 

Bayonne et Biarritz coulent… A quand la fusion entre les deux clubs basques ? Respectivement 11e et 12e du Top 14, le BO et l’Aviron Bayonnais ont frôlé la catastrophe. Ensemble, ils seront sans doute plus forts. Mais Serge Blanco a juré qu’il se ferait sauter avec une ceinture d’explosif sur le Rocher de la Vierge si la fusion voyait le jour. Résultat, les Basques luttent pour le maintien jusqu’au bout après avoir foiré leur début de saison.

Brive et Grenoble retournent en Pro D2. L’imposture grenobloise a assez duré. Fini l’effet de surprise, après une saison à gratter des points par ci et par là, le club isérois rate son entame de championnat. Malgré un regain de forme en mars, le FCG retrouve la Pro D2 deux ans après l’avoir quittée. Les Brivistes, eux, font l’ascenseur. Ils ne sont pas au niveau du Top 14. Même le retour en janvier de Patrick Sébastien, qui encourage les joueurs en chantant dans le vestiaire avant chaque match, ne change rien. Patrick et Brive, ce n’est plus ce que c’était.