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Athlétisme: Comment Mekhissi peut battre les Kenyans

Athlétisme: Comment Mekhissi peut battre les Kenyans

MONDIAUXLe Français veut un autre métal que l'argent sur le 3000m steeple...
J.L.

J.L.

Depuis qu’il est sorti de (presque) nulle part en 2008 pour claquer l’argent à Pékin, Mahiédine Mekhissi s’est installé sur tous les podiums des 3.000m steeple qu’il a disputés, mais toujours derrière les Kenyans. Alors que les Bleus attendent toujours leur première médaille d’or aux championnats du Monde de Moscou, 20 Minutes a listé les conditions qui pourraient faire de Mekhissi le champion du monde de la discipline en fin de journée jeudi.

Règle n°1: moins les respecter

Il y avait déjà eu cette accolade un peu trop voyante à Londres avec Ezequiel Kemboï, le meilleur Kenyan du moment, facile vainqueur aux Jeux. «Je crois que c'est l'un l'un des meilleurs de tous les temps. Et je tiens à lui tirer mon chapeau» avait justifié Mekhissi. Lequel nous a encore refait le coup au Stade de France, après que Kemboï lui a fait signe de se rapprocher de lui avant l’arrivée pour battre le record d’Europe du 3.000m steeple lors du meeting Areva le mois dernier. «Sans lui, je n’aurai pas réussi. Ezekiel m’a aussi aidé. Je suis fier d’avoir couru avec mon meilleur ami et mon meilleur ennemi.» remercie (encore) Mekhissi. Une attitude de fanboy sûrement involontaire, mais qui contribue à créer une sorte d’aura d’invincibilité autour du double champion olympique de la discipline.



Règle n°2: choisir la bonne tactique

Si Mekhissi peut, à juste titre, se considérer comme l’un des meilleurs spécialistes du steeple de l’histoire, il lui arrive encore parfois de pêcher tactiquement. A Daegu en 2011, il laisse Kemboï et Kipruto partir sans lui avant le dernier 400 mètres et plaide coupable. «Je n’ai commis qu’une erreur, ne pas avoir été au contact lorsque Kemboi a placé son attaque. C’est la faute à mon manque d’expérience Cette finale n’était que ma deuxième à ce niveau». Ca ne l’empêche pas de commettre la même erreur à Londres, alors que les Kenyans produisent leur accélération au même endroit. Et à Moscou? «Ils vont mener l'allure. Le but, c'est de s'accrocher à eux et d'être prêt quand ça va s'accélérer.» Quitte à oublier le fair-play, comme Kipruto il y a deux ans…



Règle n°3: jouer la course d’équipe

D’habitude, c’est Mekhissi contre le reste du Kenya. Et les coureurs de Nairobi, souvent présents à quatre ou cinq lors des grandes finales, ne se privent pas pour privilégier leur pays à leur palmarès. Ce que n’ont jamais fait Bob Tahri et Mahiedine, trop proches en terme de niveau pour se sacrifier l’un pour l’autre. Cette fois pas de Tahri, mais deux autres Français qui auront du mal à jouer une médaille, Noureddine Smaïl et Yoann Kowal. Pourraient-ils donner la main au double médaillé olympique dans sa course contre le Kenya? «Pas possible répond Kowal. Que Mahiedine et Noureddine soient là, ce sera sympa pour l’échauffement. Mais on fait un sport individuel. Les Kényans disent pouvoir jouer collectif mais je n’y crois pas.» C’est pourtant ce qui leur a toujours permis de finir devant jusqu’à présent.