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Little Mike (Birdy Nam Nam): «J’avais envie de refaire vivre les chants du PSG»

Little Mike (Birdy Nam Nam): «J’avais envie de refaire vivre les chants du PSG»

INTERVIEW – Membre du groupe electro Birdy Nam Nam, Little Mike a composé un morceau à la gloire de son club de cœur, le PSG…
Antoine Maes

Antoine Maes

«Les autres, ils s’en foutent un peu. Ça les fait rire, la virulence que je peux avoir.» Dans le quatuor electro Birdy Nam Nam, seul Little Mike est un fan de foot. Et fan du PSG en particulier. A tel point qu’il a carrément composé un morceau entier pour le club de la capitale: «PSG Anthem.»



Dimanche, avant le match contre Ajaccio, il sera aux platines pour faire vivre un stade qu’il connaît bien.

D’où vient l’idée d’un morceau dédié au PSG?

J’ai été abonné à l’époque des kops, à Auteuil, jusqu’au jour de la dissolution. Je suis retourné au stade, mais avec énormément de déception. Le Parc, avant que les Qataris n’arrivent, avant que les résultats soient formidables et que les joueurs soient les meilleurs du monde, c’était avant tout une ambiance indescriptible. C’est là que j’ai ressenti mes premiers émois, pas dans les concerts. J’avais envie de faire revivre ces chants, sans prétention. J’ai cherché des vidéos de supporters, j’ai récupéré l’audio, ça vient de l’époque pré-qatari, quand on est 18e et qu’on avait le meilleur public de France.

Le morceau d’entrée actuel au Parc, c’est «Who said I would?» de Phil Collins. Vous en pensez quoi?

C’est historique, mais personnellement je ne l’aime pas trop. Je le trouve neuneu, j’ai l’impression que quand le Parc se met à chanter ça, ce sont les footix qui supportent l’équipe de France, donc ça ne me plaît pas du tout. Je pense que rentrer sur «Ô ville lumière», ce serait tellement plus significatif et tellement plus beau… Ça ressemblerait à Lens ou à Liverpool dans l’émotion que ça apporte.

Jouer au Parc, quand on est supporter, ça représente quoi?

C’est la plus grosse excitation que j’ai ressentie. Avec Birdy Nam Nam, on a fait énormément de concerts, avec au maximum jusque 50.000 personnes. On a fait toutes les salles parisiennes sauf Bercy. Mais être sur la pelouse à quelques pas des joueurs, c’est une émotion qui ne ressemble à aucune autre. Quand j’étais petit, je voulais être footballeur, mais j’étais gros. Quand on m’a reproposé de jouer contre Ajaccio, j’ai dit oui sans hésitation.

Au mois de mai, imaginez que vous deviez jouer à Bercy mais que c’est la finale de la C1 avec le PSG…

Oh la la… C’est compliqué. Malheureusement, je ne peux pas quitter le navire. J’aurais envie d’être dans le stade. Je pense que je parlerais du match pendant tout le concert. J’ai cette habitude fâcheuse de parler de football pendant les concerts.

Avec qui???

Avec le public, je les chauffe! Quand je joue à Marseille, j’ai toujours une petite phrase un peu taquine. Je suis même venu avec le maillot du PSG, mais les autres m’ont demandé de l’enlever. Ça m’est aussi déjà arrivé de coller des posters du PSG dans les loges à Nice, de gueuler à Bordeaux «Ici c’est Paris!»

Votre morceau sur le PSG, il ferait une bonne musique d’entrée des joueurs?

Probablement. C’est un peu violent, comme un guerrier qui entre dans l’arène. Dimanche, je vais jouer du rap, de la funk… Il n’y aurait pas trop d’intérêt à jouer des morceaux qui passent sur NRJ. Et le football aujourd’hui est très proche du rap, qu’on le veuille ou pas. Après, il y a toujours les instances qui veulent qu’on enlève les casques Beat by Dre. Mais c’est comme ça, les jeunes écoutent du rap, donc il va y avoir du rap au Parc.