Ligue 1 : Monaco et Falcao sont déjà à l’heure

A Bordeaux, Marc Nouaux

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Le Colombien Falcao (à g.) qui vient de marquer son premier but avec Monaco le 10 août à Bordeaux.
Le Colombien Falcao (à g.) qui vient de marquer son premier but avec Monaco le 10 août à Bordeaux. — Jean Pierre Muller

Attention, l’AS Monaco est prête. Rôdée collectivement, en forme individuellement, l’équipe du Rocher a montré dès samedi, en s’imposant à Bordeaux (0-2), qu’il ne lui faudra pas une trop longue période d’adaptation. Une cohésion rapide qui a surpris les observateurs. «Les nouveaux joueurs sont arrivés assez tôt, justifie l’attaquant, Emmanuel Riviere, qui a ouvert le score. Ca a permis de vite se connaitre.» Et Falcao de vite montrer à la Ligue 1 qu’il ne lui faudra pas longtemps pour qu’elle apprenne à le connaître. Pour sa première, le Colombien a marqué le but du break et a étalé sa classe même s’il a parfois manqué un peu de densité physique.

Ranieri s’exprime enfin en français

Auteur d’une première période impressionnante en termes de maîtrise technique et de mouvements collectifs, Monaco a rapidement donné le ton. Même sans son maître à jouer, Moutinho, laissé sur le banc par Claudio Ranieri en raison d’une douleur à une jambe. Francis Gillot, le technicien girondin, reconnaissait, sans s’avouer surpris, la supériorité de Monaco après la rencontre. «Quand tu en mets 5 à Tottenham… On était prévenu, on le savait. Quand tu laisses Moutinho sur le banc ça veut tout dire, ce n’est pas la peine d’en rajouter.»

De son côté, pour sa première conférence de presse en français, le coach monégasque, Claudio Ranieri, s’est montré satisfait. «Je suis très content. Bordeaux c’est une bonne équipe de Ligue 1, très costaud, très forte et très grande. Je pense que la première mi-temps était très bonne pour nous et en deuxième on était plus fatigué.»

«Doucement. Pour nous, c’est bien d’apprendre.»

Vingt-quatre heures après le match du PSG à Montpellier, on peut même dire que les Monégasques semblent déjà plus prêts que les champions de France en titre. «Sûrement, répond Rivière. On a tous regardé le match… mais on va se concentrer sur nous et ne pas se comparer au PSG.» Pourtant inévitable, la comparaison avec les Parisiens agace encore le coach de l’ASM. «C’est trop tôt, tempère t-il. Je voudrais mais il y a beaucoup de bonnes équipes… Donc doucement. Pour nous, c’est bien d’apprendre.»

Si les deux points d’avance de l’ASM sur le PSG au classement sont encore anecdotiques à ce stade de la compétition, sa prestation a permis d’adresser un signe fort à ses adversaires. «Je ne pensais pas qu’ils seraient aussi bien rodés en début de championnat, a reconnu le défenseur bordelais, Marc Planus. Je ne pensais pas qu’ils allaient aussi bien gérer les temps forts et les temps faibles. On sent qu’il y a beaucoup de maturité dans cette équipe.»