Pour un crachat vers un arbitre, le Lillois Nolan Roux risque gros

FOOTBALL L'attaquant assure qu'il ne visait pas l'arbitre du match amical...

Avec AFP

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L'attaquant lillois Nolan Roux, en novembre 2012, à Munich.
L'attaquant lillois Nolan Roux, en novembre 2012, à Munich. — CHRISTOF STACHE / AFP

Le sort de l'attaquant de Lille Nolan Roux, qui doit répondre vendredi devant la commission de discipline de la FFF de son crachat vers un arbitre, dépendra grandement des explications de l'homme en noir.

Soutenu par le directeur général du Losc Frédéric Paquet, l'attaquant de 25 ans devra expliquer ce qui s'est passé le 21 juillet lors du match amical contre Mons (Belgique), alors qu'un rapport complémentaire de l'arbitre de ce match, Nicolas Laforge, lui vaut de comparaître devant les instances disciplinaires.

Images à l'appui, le club nordiste va s'évertuer de prouver le caractère non intentionnel d'un crachat, qu'il ne conteste toutefois pas, et pour lequel son joueur encourt une suspension qui peut se rapprocher, voire dépasser, les neuf mois.

«Tout tourne autour de comment l'arbitre a vécu la scène et l'a ressenti, décrypte une source proche du dossier. Car il y a 36 façons de cracher. Si on retient qu'il a juste craché par terre comme tous les joueurs le font, il est mal élevé. Mais si c'est un crachat volontaire qui atteint l'arbitre, c'est une autre paire de manches».

 

Différent de Barthez

Visiblement, sur cette action, le joueur et l'arbitre, dont la parole lors de son audition sera donc déterminante, sont assez loin. Et l'homme en noir, qui vient de refuser d'accorder un coup franc à l'attaquant, se retourne vers lui au moment où Roux crache vers le sol.

«On espère faire reconnaître que Nolan n'a jamais voulu provoquer l'arbitre, explique Frédéric Paquet. Il ne l'avait même pas vu et nous espérons que les images parleront d'elles-mêmes. Nolan va être entendu, c'est un joueur qui n'a aucun antécédent et n'a jamais eu de problème avec les arbitres»".

Effectivement, la FFF ne semble pas avoir connaissance de fâcheux précédents du Lillois. «Quand on pense à des gens durs qui ont un casier, ce n'est pas en particulier à lui qu'on pense. C'est une circonstance atténuante qui plaide pour lui», confirme cette même source en dehors du club.

Cette situation semble en tout état de cause bien différente du cas Barthez, ex-gardien des Bleus suspendu six mois, dont trois ferme, en première instance pour des faits similaires le 12 février 2005 à Casablanca. «Barthez était allé voir l'arbitre pour l'engueuler. On sentait qu'il était hyper remonté et qu'il cherchait le contact. Là, ce n'est pas du tout ça, tout se passe en un seul mouvement», a-t-on commenté, de même source.