Lyon: Poussé vers la sortie, Bafétimbi Gomis reçoit le soutien de l’UNFP

R.S.

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L'attaquant de l'équipe de France, Bafétimbi Gomis, lors d'un rassemblement à Clairefontaine, le 12 novembre 2012.
L'attaquant de l'équipe de France, Bafétimbi Gomis, lors d'un rassemblement à Clairefontaine, le 12 novembre 2012. — F.Fife/AFP

Un bon salaire, une forte valeur marchande, des statistiques florissantes la saison dernière et pas le moindre souci physique. Bafétimbi Gomis a tout pour être l’une des stars de l’OL la saison prochaine. C’est même pour cela que le club souhaite s’en débarrasser au plus vite. Depuis le début du mercato, un étrange bras de fer oppose l’attaquant international à son président Jean-Michel Aulas. Conscient que Gomis ne vaudra plus rien en juin 2014, à la fin de son contrat, le boss de l’OL cherche par tous les moyens à le pousser vers la sortie. Contre son gré, puisqu’à un an de la Coupe du monde au Brésil, «Bafé» n’a pas vraiment intérêt à se mettre en danger.

Du côté du syndicat des joueurs, l’UNFP, on suit d’ailleurs attentivement ce dossier. «On reproche souvent aux joueurs de ne pas respecter leurs contrats, mais là, ce n’est pas le cas. Ce qui est inquiétant, c’est de voir un président mettre la responsabilité du recrutement sur le dos d’un joueur», indique Stéphane Saint-Raymond, du syndicat des joueurs pros. Avant la fin du mercato, Jean-Michel Aulas aimerait bien récupérer un petit magot en se débarrassant de son attaquant. Autour de 10 millions d’euros. Pas moins puisqu’il aurait, selon L’Equipe, écarté une proposition de 8 millions de Newcastle, où Gomis aurait finalement accepté de jouer.

Avec la CFA et les jeunes

Jusque-là, ce sont les propositions peu valorisantes ou exotiques (Swansea, Kazan) de l’OL qui avait rebuté l’attaquant lyonnais, privé d’entraînements, de stages ou de matchs amicaux avec les pros. Depuis la reprise, la «panthère» se contente de séances avec la CFA ou les jeunes du club. Le reste du temps, il le passe chez lui ou à Toulon en famille, «au soleil chez papa et maman», comme il le raconte sur son compte Twitter. Photos à l’appui. Le joueur est également soutenu par ses «potes» ou ses «frères» de L1 sur Twitter: Mamadou Sakho, Geoffrey Dernis, Joshua Guilaviogui, Sidney Govou, Jérémy Janot, André Ayew, Damien Perquis, ainsi que les chanteurs Youssoupha et Axel Tony.

Mais en face, la direction de l’OL ne lâchera rien. «C'est un cas très classique malheureusement dans le foot», expliquait récemment Aulas sur BeIn Sport. On se retrouve aujourd'hui entre deux hypothèses: pas de transfert pour l'instant mais pas de renouvellement non plus. Pour l'OL, c'est une perte excessivement importante. Il n'y aura pas de changement, c'est un choix sportif, pas financier. L'OL est bien dans ses baskets, est bien dans sa position et s'y tiendra.» Il reste tout de même un mois au club pour trouver une issue positive à cette rupture unilatérale.