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Tour de France 2013: Christopher Froome, ce maillot jaune sans aucune allure

Tour de France 2013: Christopher Froome, ce maillot jaune sans aucune allure

CYCLISME – Le Britannique n'est pas beau à voir rouler…
Romain Baheux

Romain Baheux

De notre envoyé spécial à Orange (Vaucluse)

Dans le bus, il suscite les vannes de ses équipiers. Son directeur sportif Nicolas Portal le décrit comme «un junior» tandis que l’ancien manager Cyrille Guimard le compare à «un scarabée sur une pelle chaude». On ne parle pas pourtant pas ici d’un coureur médiocre mais bien du maillot jaune Christopher Froome, qui a encore explosé la concurrence dans la montée du Mont Ventoux dimanche. Mais s’il y avait une note artistique sur le Tour de France, le Britannique serait un candidat crédible à la lanterne rouge quand il s’envole dans les cols.
qui a encore explosé la concurrence dans la montée du Mont Ventoux dimanche.
Dans le bus, il suscite les vannes de ses équipiers. Son directeur sportif Nicolas Portal le décrit comme «un junior» tandis que l’ancien manager Cyrille Guimard le compare à «un scarabée sur une pelle chaude». On ne parle pas pourtant pas ici d’un coureur médiocre mais bien du maillot jaune Christopher Froome, qui a encore explosé la concurrence dans la montée du Mont Ventoux dimanche. Mais s’il y avait une note artistique sur le Tour de France, le Britannique serait un candidat crédible à la lanterne rouge quand il s’envole dans les cols.
Tour de France
Dans le bus, il suscite les vannes de ses équipiers. Son directeur sportif Nicolas Portal le décrit comme «un junior» tandis que l’ancien manager Cyrille Guimard le compare à «un scarabée sur une pelle chaude». On ne parle pas pourtant pas ici d’un coureur médiocre mais bien du maillot jaune Christopher Froome, qui a encore explosé la concurrence dans la montée du Mont Ventoux dimanche. Mais s’il y avait une note artistique sur le Tour de France, le Britannique serait un candidat crédible à la lanterne rouge quand il s’envole dans les cols.
Disons-le tout de suite, Christopher Froome n’a aucun style. Techniquement, l’Anglais n’est pas un beau coureur. Tête qui balance, bras trop écartés et buste vers l’avant, le leader de la Sky ressemble bien plus à un client d’hypermarché fatigué par des heures de poussée de caddie qu’à un véritable grimpeur. «Ça fait longtemps que je n’avais pas vu un coureur au style aussi peu académique. On dirait qu’il va tomber en pièces», sourit le directeur sportif de la Cofidis Alain Deloeil. «Et encore, c’était bien pire à ses débuts, se souvient Michel Thèze, directeur sportif du centre mondial du cyclisme lors du passage de Froome en 2007. On a essayé de lui faire changer de position mais quand on a vu qu’il n’y arrivait pas, on n’a pas voulu le traumatiser avec ça.»
cyclisme
Disons-le tout de suite, Christopher Froome n’a aucun style. Techniquement, l’Anglais n’est pas un beau coureur. Tête qui balance, bras trop écartés et buste vers l’avant, le leader de la Sky ressemble bien plus à un client d’hypermarché fatigué par des heures de poussée de caddie qu’à un véritable grimpeur. «Ça fait longtemps que je n’avais pas vu un coureur au style aussi peu académique. On dirait qu’il va tomber en pièces», sourit le directeur sportif de la Cofidis Alain Deloeil. «Et encore, c’était bien pire à ses débuts, se souvient Michel Thèze, directeur sportif du centre mondial du cyclisme lors du passage de Froome en 2007. On a essayé de lui faire changer de position mais quand on a vu qu’il n’y arrivait pas, on n’a pas voulu le traumatiser avec ça.»
«On dirait qu’il va tomber en pièces»
Du coup, Froome roule mal. Enfin, d’un point de vue d’esthète du vélo. Arrivé sur le tard dans le cyclisme, le Britannique s’est développé une technique certes affreuse mais qui a le mérite d’être efficace au regard de ses démonstrations en haute montagne sur la Grande Boucle. Dimanche, son style désormais caractéristique a eu raison de l’élégant grimpeur colombien Nairo Quintana, incapable de suivre jusqu’au bout le leader de la Sky et son incroyable fréquence de pédalage.
le leader de la Sky et son incroyable fréquence de pédalage.
Visiblement très à l’aise dans son registre, le Britannique ne devrait pas embellir son style dans les années à venir. «S’il est encore comme ça après plusieurs années, c’est qu’il n’a pas la possibilité de rouler autrement, estime Michel Thèze. C’est quelqu’un d’intelligent, il ne va pas se focaliser sur une autre position s’il est bien dans celle-ci.» «A quoi bon le chambouler juste pour le rendre beau?, s’interroge Alain Deloeil. Vouloir le corriger pourrait se faire au détriment de l’efficacité.» Et tant pis pour les esthètes.