Tour de France 2013: Après sa victoire au Mont Ventoux, Froome peut-il encore perdre le Tour?

Romain Baheux
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Le maillot jaune Christopher Froome lors de la treizième étape du Tour de France 2013.
Le maillot jaune Christopher Froome lors de la treizième étape du Tour de France 2013. — JOEL SAGET / AFP

De notre envoyé spécial à Vaison-la-Romaine (Vaucluse),

Il semble qu’il va falloir s’habituer à ce scénario. Dès que le parcours du Tour propose une arrivée au sommet, Christopher Froome montre qu’imaginer rivaliser avec lui en haute montagne relève du fantasme de briefing du matin. Ce dimanche, c’est au Mont Ventoux que le Britannique a choisi d’éparpiller ses adversaires. Après une première attaque à 7km du sommet du géant de Provence, le maillot jaune a d’abord rattrapé Nairo Quintana avant de s’assurer une victoire en solitaire par un nouvel effort. A une semaine de l’arrivée sur les Champs Elysées, il compte plus de quatre minutes d’avance sur le deuxième, Bauke Mollema.

Alberto Contador l’a trouvé «trop fort»

Dans ces conditions, difficile de voir ce qui pourrait empêcher Christopher Froome de remporter son premier Tour de France. Au sommet du Ventoux dimanche, la concurrence était abattue. «Il était trop fort. A chaque duel, il me prend du temps», souffle Alberto Contador là où le Néerlandais Mollema est avant tout «content d’être toujours en deuxième position». «On avait eu de l’espoir avec les stratégies offensives des équipes comme Movistar ou la Saxo après la première victoire de Froome mais là, l’opposition a marqué le pas, indique Roger Legeay, ancien manager de la formation Crédit Agricole. Dans la montée, on a vu que Contador était en-dessous et qu’il s’est fait rattraper par d’autres coureurs après avoir été lâché par Froome.»
Tour de France
Dans ces conditions, difficile de voir ce qui pourrait empêcher Christopher Froome de remporter son premier Tour de France. Au sommet du Ventoux dimanche, la concurrence était abattue. «Il était trop fort. A chaque duel, il me prend du temps», souffle Alberto Contador là où le Néerlandais Mollema est avant tout «content d’être toujours en deuxième position». «On avait eu de l’espoir avec les stratégies offensives des équipes comme Movistar ou la Saxo après la première victoire de Froome mais là, l’opposition a marqué le pas, indique Roger Legeay, ancien manager de la formation Crédit Agricole. Dans la montée, on a vu que Contador était en-dessous et qu’il s’est fait rattraper par d’autres coureurs après avoir été lâché par Froome.»
Alberto Contador
Dans ces conditions, difficile de voir ce qui pourrait empêcher Christopher Froome de remporter son premier Tour de France. Au sommet du Ventoux dimanche, la concurrence était abattue. «Il était trop fort. A chaque duel, il me prend du temps», souffle Alberto Contador là où le Néerlandais Mollema est avant tout «content d’être toujours en deuxième position». «On avait eu de l’espoir avec les stratégies offensives des équipes comme Movistar ou la Saxo après la première victoire de Froome mais là, l’opposition a marqué le pas, indique Roger Legeay, ancien manager de la formation Crédit Agricole. Dans la montée, on a vu que Contador était en-dessous et qu’il s’est fait rattraper par d’autres coureurs après avoir été lâché par Froome.»
Après la dernière journée de repos lundi, Christopher Froome va pouvoir s’avancer sereinement vers les dernières épreuves de cette Grande Boucle. Dans le Ventoux, il a été bien épaulé par son lieutenant australien Richie Porte, en grande difficulté dans la deuxième étape pyrénéenne. Avec encore deux arrivées au sommet à l’Alpe-d’Huez jeudi et à Annecy-Semnoz samedi, la fin du parcours favorise les impressionnantes qualités de grimpeur du maillot jaune même si sa formation pourrait encore être chahutée dans ces étapes avec plusieurs cols au programme. «Si une échappée part, il va pouvoir se contenter de gérer tranquillement car il a de l’avance, poursuit Legeay. Si ça continue comme ça, je pense que ça ne va pas s’arranger pour ses rivaux car les étapes alpines vont bien lui convenir.» Comme si ça n’était pas suffisant.
en grande difficulté dans la deuxième étape pyrénéenne.
Après la dernière journée de repos lundi, Christopher Froome va pouvoir s’avancer sereinement vers les dernières épreuves de cette Grande Boucle. Dans le Ventoux, il a été bien épaulé par son lieutenant australien Richie Porte, en grande difficulté dans la deuxième étape pyrénéenne. Avec encore deux arrivées au sommet à l’Alpe-d’Huez jeudi et à Annecy-Semnoz samedi, la fin du parcours favorise les impressionnantes qualités de grimpeur du maillot jaune même si sa formation pourrait encore être chahutée dans ces étapes avec plusieurs cols au programme. «Si une échappée part, il va pouvoir se contenter de gérer tranquillement car il a de l’avance, poursuit Legeay. Si ça continue comme ça, je pense que ça ne va pas s’arranger pour ses rivaux car les étapes alpines vont bien lui convenir.» Comme si ça n’était pas suffisant.