Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Tour de France 2013: Pour Jean-François Bernard, «Froome a peut-être une appréhension à monter le Mont Ventoux»

Tour de France 2013: Pour Jean-François Bernard, «Froome a peut-être une appréhension à monter le Mont Ventoux»

CYCLISME – Le peloton s'attaque à la mythique ascension dimanche…
Romain Baheux

Romain Baheux

De notre envoyé spécial à Lyon (Rhône),

Le Mont Ventoux attend les coureurs de la Grande Boucle. Monté pour la première fois depuis 2009, le col provençal va permettre aux favoris de s’expliquer dimanche avant la deuxième journée de repos. Vainqueur d’un contre-la-montre sur les pentes du Ventoux en 1987, l’ancien coureur Jean-François Bernard raconte l’épreuve qui attend le peloton.

Quelles sont les spécificités du Mont Ventoux?

Quand tu es sur l’autoroute et que tu descends vers la Côte d’Azur, tu vois ce truc en plein milieu du paysage, tu te demandes ce que ça fout là. C’est très spécial. Au départ, c’est un col comme un autre où tu commences à monter dans la forêt. A partir du chalet Reynard, tu entres dans un autre univers. Le paysage est lunaire, il y a des cailloux, tu es exposé au vent et au soleil… Les vainqueurs font aussi le mythe du Ventoux. Il n’y a pas souvent des arrivées au sommet donc quand tu gagnes, tu peux en prendre pour cinq ou dix ans sans successeur. La mort de Tom Simpson fait aussi la légende du Ventoux.

Comment courir ces derniers kilomètres?

On te dit toujours que tu n’es pas loin du sommet quand tu vois l’antenne (de l’observatoire), tu n’es pas loin du sommet. Mais là, t’es mal en fait parce que tu n’es pas encore arrivé en haut. La meilleure chose à faire, c’est de ne pas la regarder.

Par rapport à un col alpin classique, comment jugez-vous cette ascension?

Je n’ai jamais trouvé le Ventoux difficile. Pour moi, la Croix de Fer dans les Alpes est plus compliquée à monter, je détestais ce col. Ca dépend beaucoup des coureurs, on a tous nos montées de prédilection.

Le vent peut-il avoir un impact sur la course?

Il devrait au moins faire beau demain (dimanche) puisque les températures sont assez chaudes depuis plusieurs jours. Maintenant, c’est vrai qu’il y a le problème du vent. S’il arrive de face, il n’y a pas de course puisque c’est trop compliqué d’attaquer dans ces conditions.

A quoi peut-on s’attendre dimanche?

Ca devrait se résumer à une course de côte entre les meilleurs au classement général même si une échappée peut toujours aller au bout. Ca va être intéressant de voir comment un coureur comme Quintana va gérer ce genre de montée. On va aussi voir comment Froome se comporte dans le Ventoux. A part à l’entraînement, il ne connaît pas cette montée. Il a peut-être l’appréhension de le monter et il est doit être moins serein qu’après la première étape des Pyrénées. Son équipe a disparu dans la deuxième étape pyrénéenne et les Saxo ont réussi ont un gros coup hier (vendredi). Et dans le Ventoux, il se passe toujours quelque chose.