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12 juillet 1998: «La fierté de voir partout le drapeau national en symbole de cette France multicolore qui gagne»
TÉMOIGNAGES – Les internautes se rappellent de la victoire de l'équipe de France de football lors de la Coupe du monde 1998...Cédric Garrofé
C'était il y a quinze ans. Le 12 juillet 1998, l'équipe de France de football remportait la Coupe du monde face au Brésil 3 buts à 0. Les deux têtes de Zidane, les arrêts de Fabien Barthez sur les tentatives de Ronaldo, les visages des joueurs projetés sur l’Arc de Triomphe, les «I Will Survive» et les «Et 1, et 2, et 3-0» scandés à tue-tête… Nos internautes se souviennent.
«L’immense fierté d’être Français»
Lemotard85 se rappellera longtemps de cette victoire, ou plutôt de sa nouvelle coupe de cheveux. «J'avais dit au bureau que si on gagnait, je me raserais la tête. Je me suis retrouvé chauve le lundi pour aller bosser. Quel pied de sentir le vent sur mon crâne ce jour-là!»
«En plus de l'immense joie collective, je me souviens de la fierté de voir le drapeau français agité partout, en tant que symbole de cette France multicolore qui gagne.» Wadzat, qui avait 20 ans en 1998, avoue s’être réellement senti Français pour la première fois de sa vie avec cette victoire. «Je suis Français depuis ma naissance mais je pensais que ce drapeau était surtout celui des nationalistes et de la police.»
L’internaute nous raconte une anecdote, qu’il a vécue sur les Champs-Elysées. «Sur cette avenue, je me souviens d’un gars qui a cru bon de sortir sa Ferrari. Les jeunes se sont mis à sauter sur sa voiture, en hurlant de joie. Aujourd'hui, je me demande encore qui était le plus stupide: lui ou eux?»
Rémy a bien de la chance, il fait partie des 80.000 chanceux qui étaient au Stade de France pour la finale. «Quelle ambiance exceptionnelle! Après les deux buts de Zizou, mon frère et moi étions dans une sorte de rêve éveillé! Le troisième but de Petit nous a permis d’atteindre l’extase totale. Là, nous savions que nous étions champions du monde.»
«Dans nos sociétés individualistes et désenchantées, ces moments sont appréciables et favorisent la cohésion sociale. Un sentiment mêlé de joie et de fierté, même si pour certains cela semble ridicule. Mais cela a son importance», ajoute Cortomaltese40.
«J’en avais rien à cirer, j’ai terminé dans la piscine»
BadPlayer7, lui, n’en avait «rien à cirer». Alors qu’il est en train de jouer aux cartes dans un camping, il se met à entendre des «On est les champions, on est les champions» dans les allées. Enervé, il lance alors: «Ce sont eux les champions, pas vous!». Les supporters, hystériques, n’ont pas vraiment aimé, l’internaute a terminé tout habillé dans la piscine.
MrBlue se rappelle lui aussi avoir passé un bien mauvais moment le soir de la victoire de l’équipe de France. «J’habitais Marseille et des personnes avinées, comme possédées, avec les yeux révulsés, se jetaient sur moi en hurlant "On a gagnéééééé... On a gagnéééééééééé..." J’étais terrorisé et souhaite ne plus jamais revivre ça.»
Continuez à nous raconter vos souvenirs dans les commentaires ci-dessous.



















