Tour de France 2013: Un bus bloque l'arrivée plusieurs minutes, panique dès la première étape

Romain Baheux

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Le bus de l'équipe Orica Greenedge bloqué sur la ligne d'arrivée de la première étape du Tour de France 2013.
Le bus de l'équipe Orica Greenedge bloqué sur la ligne d'arrivée de la première étape du Tour de France 2013. — JEFF PACHOUD / AFP

De notre envoyé spécial à Bastia (Haute-Corse),

Même à sa centième édition, le Tour de France arrive quand même à innover. Cette année, le principal animateur de la première étape avait la particularité d’avoir quatre roues et d’arriver largement avant le reste du peloton. Bloqué sous l’arche d’arrivée, le bus de la formation australienne Orica-Greenedge a transformé une étape de plaine cataloguée comme paisible en rocambolesque finish, remporté par l'Allemand Marcel Kittel.
 
«Il s’était un peu perdu et a demandé s’il pouvait réintégrer le parcours, raconte le directeur des sites d’Amaury sport organisation (l’organisateur de la course) Jean-Louis Pagès. On lui a donné ce droit et est parti en direction de l’arrivée.» Le problème est qu’à ce moment-là, le portique s’est abaissé après le passage des autres bus, passant en position course. «La règle est que le chauffeur demande l’autorisation avant de s’engager et il ne l’a pas fait.» Et voilà comment l’organisation s’est retrouvée à gérer un bus bloqué en plein milieu de la ligne d'arrivée avec un peloton lancé à un peu plus de dix kilomètres du terme.
 
Le coup de gueule de Marc Madiot
 
Décision a alors été prise de faire finir les coureurs trois kilomètres en amont, à l’endroit à partir duquel le temps est gelé en cas de chute. «Il y a des transpondeurs qui nous permettent d’enregistrer l’arrivée des coureurs», justifie le directeur de la course, Jean-François Pescheux. Peu de temps après, le bus est enfin évacué de la ligne et l’organisation change d’avis en reprogrammant l’arrivée sur le front de mer bastiais comme prévu.
 
«C’est ridicule, s’insurge le manager de la FDJ.fr, Marc Madiot. Le président du jury doit prendre une grosse amende. On ne change pas d’avis à cinq kilomètres de l’arrivée. Les coureurs ont pris des risques.» Une agitation qui a entraîné plusieurs têtes d’affiches au tapis comme Alberto Contador, Peter Sagan et Tony Martin, lourdement touché à l’épaule et transféré à l’hôpital.
 
«On hurlait dans les oreillettes pour leur dire que l’arrivée changeait encore, raconte le directeur sportif d’Europcar Andy Flickinger. Ca a créé un mouvement de panique dans le peloton mais je pense que même sans ça, il y aurait quand même eu des chutes. C’est toujours agité en début de Tour dans le peloton.» Mais rarement comme ce samedi.