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Tour de France 2013: Nacer Bouhanni peut-il s'emparer du maillot jaune à la première étape?

Tour de France 2013: Nacer Bouhanni peut-il s'emparer du maillot jaune à la première étape?

CYCLISMELe profil de l'arrivée à Bastia convient au Français...
Romain Baheux

Romain Baheux

De notre envoyé spécial à Porto-Vecchio

L’occasion est trop belle. Pour la première fois depuis 1966, les sprinteurs ont une réelle opportunité de s’emparer du maillot jaune dès le premier jour du Tour de France avec une étape des plus plates entre Porto-Vecchio et Bastia. Si Mark Cavendish récolte la majorité des suffrages pour occuper le rôle de favori, le Français Nacer Bouhanni fait partie des outsiders. Son directeur sportif à la FDJ Franck Pineau explique pourquoi le champion de France 2012 est un candidat crédible à la victoire samedi.

Parce qu’il peut rivaliser avec les meilleurs. «Il a énormément prouvé, ça reste le numéro 1.» Interrogé sur Mark Cavendish, Nacer Bouhanni n’a pas commis de crime de lèse-majesté. Favori d’un parcours sans difficulté, «le Cav’» bénéficie d’une équipe Omega Pharma Quick Step entièrement dévouée à sa cause samedi. «Oui, si on prend Cavendish, c’est lui le plus fort, admet Franck Pineau. Maintenant la hiérarchie entre les sprinteurs, ça ne veut pas dire grand-chose. Ce qui comptera, ça sera celui qui lèvera les bras samedi.» Opposé au Britannique lors du Giro, Bouhanni n’est pas parvenu à remporter d’étape mais a titillé le sprinteur de l’île de Man à plusieurs reprises. Intéressant avant d’aller l’affronter sur son terrain.

Parce qu’il n’a pas besoin d’une équipe dévouée. Samedi, Bouhanni bénéficiera du soutien de trois ou quatre équipiers, dont son poisson-pilote brésilien Murilo Fischer, pour l’amener en bonne position de sprint. Mais même isolé de sa formation, le jeune homme (22 ans) ne sera pas condamné à regarder les autres se battre pour le maillot jaune. Là où un Mark Cavendish est souvent dépendant de l’allure imprimée par ses équipiers, Bouhanni est davantage autonome. «Son avantage sur de nombreux sprinteurs, c’est qu’il n’a pas besoin d’un train pour le lancer, souligne Franck Pineau. Pour bien le placer, il faudra quand même que Murilo l’aide. Les eux s’entendent bien, c’est un bon tandem.»

Parce qu’il n’a pas peur d’aller frotter. Dans le petit monde des sprinteurs, tout est bon pour se faire sa place aux premières loges. Nacer Bouhanni l’a bien compris. Trop peut-être. Lors du dernier Tour d’Italie, le Français s’est attiré les critiques de plusieurs sprinteurs après avoir frotté avec le coureur de BMC Adam Blythe. Combatif, Bouhanni veut se faire respecter et ne craint pas d’aller au contact dans les derniers mètres. Une aptitude précieuse, à condition de garder le contrôle de ses nerfs. «C’est un sanguin mais il a mûri, estime Pineau. Il doit être plus posé et se montrer plus réfléchi quand il tente de remonter dans le peloton. Je suis persuadé qu’il peut devenir un très grand sprinteur.» Samedi, il a l’occasion de le montrer.