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Ligue 1: Vis ma vie de speaker du PSG

Ligue 1: Vis ma vie de speaker du PSG

FOOTBALLEn poste depuis une quinzaine d'années, Michel Montana a reçu son trophée de meilleur speaker de L1 cette saison...
Propos recueillis par R.S.

Propos recueillis par R.S.

Avec ses quinze saisons et passées au PSG, Michel Montana est bien l’un doyens du club. A 57 ans, le speaker du Parc n’a pas loupé un seul match à domicile des Parisiens depuis 1998. Micro en main, il est aussi l’une des références du métier puisqu’il a reçu cette saison le micro d’or récompensant le meilleur speaker de Ligue1 2011-2012. Une «fierté» pour l’homme qui lancera encore à la rentrée le fameux «Ici c’est? Paris!»

Comment est-il arrivé là? «J’ai travaillé pour pas mal de radios. A une époque, j’étais à NRJ Nice et j’ai été amené à travailler en tant que speaker pour l’OGC Nice. Puis je suis remonté à Paris. J’ai envoyé une candidature spontanée à Michel Denisot, alors président, qui ne m’a jamais répondu. Le hasard m’a permis de faire des remplacements quand je travaillais à Canal Jimmy. Le programmateur musical de l’époque était un fou de foot. Il travaillait aussi au Parc. Il m’a proposé un remplacement au PSG. C’est comme ça que j’ai intégré le club.»

Existe-t-il une concurrence entre speakers? «Non. Je ne connais pas les critères d’évaluation pour le micro d’or. Les autres speakers sont des collègues que je respecte. Je ne pense pas en termes de concurrence. Je ne lutte pas contre d’autres clubs. Je fais juste mon boulot d’animation. Il n’y a pas de rivalité par rapport aux autres. Parfois on organise des séminaires. Là, ça fait de trois ans que la Ligue n’en a pas fait.»

Comment son rôle a-t-il évolué au fil des ans? «Avec l’arrivée des Qataris, on entre dans une nouvelle dimension. Présenter une telle équipe, c’est la piste aux étoiles pour moi. En termes d’investissement, le club est mieux loti dans tous les domaines. Dans l’animation aussi. On a les écrans géants, de nouveaux partenariats, de nouvelles animations. On n’a pas de soucis de moyens. J’en veux pour preuve la dernière soirée de fête lors de la remise du trophée. Entre le feu d’artifice et la cérémonie du podium, c’est un plaisir de travailler dans ces conditions.»

Quelles sont les limites de l’exercice? «Au tout début, au micro, j’avais moins de contraintes. C‘était plus amateur. Aujourd’hui je ne peux pas me permettre de dire tout et n’importe quoi au micro. Je n’ai pas d’exemple en tête, mais je sais que sur certains stades, on ne se gêne pas pour incendier l’équipe adverse au micro. Ce n’est pas dans la politique du club. Les actionnaires respectent tout le monde. Pour moi, c’est pareil. Je ne suis pas là pour diviser. Il y a quelques saisons, lors d’un PSG –Saint-Etienne, mon côté supporter est un peu trop ressorti sur un but. Je l’ai manifesté bruyamment. Du coup, le président de l’époque me l’a fait remarquer. On est plus Monsieur loyal que supporter. Il y a du monde dans le stade et un mot déplacé peut avoir des conséquences importantes.»

Peut-il réveiller le public du Parc? «Oui j’ai un rôle à jouer. A travers les animations, on fait en sorte d’assurer un spectacle. Mais je ne remplacerai jamais les groupes de supporters qu’on a connus à une époque. Moi tout seul, je n’ai pas la prétention de remplacer les groupes qui avaient mis en place des tifos, des chants. C’était l’ambiance d’une époque. Je l’aimais en tant que supporter. Mais je comprends que le club ait fait ce qu’il a fait (la dissolution des groupes de supporters). Il fallait agir Aujourd’hui l’ambiance familiale est aussi sympa pour les gens qui viennent. Je m’y adapte.»