Coupe de la Ligue : les Lyonnais ne meurent jamais

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Vainqueur de son douzième  match de rang toutes compétitions confondues, l’Olympique Lyonnais a eu très chaud, hier soir. Il aura fallu un doublé de Wiltord dans les deux dernières minutes pour venir à bout d’un PSG (2-1), qui a longtemps cru tenir son exploit. Entre des Lyonnais en quête de repères en l’absence de plusieurs cadres et des Parisiens prudents, ce 8e de finale tardait à s’emballer. Dans la foulée de la première frappe cadrée signée Tiago (13e), un coup-franc vicieux de Paulo César était bien captépar Vercoutre (14e). L’OL ne se montrait dangereux que sur coups de pied arrêtés. D’une manchette de volleyeur, Alonzo détournait une frappe plongeante de Wiltord, capitaine d’un soir (18e). Auteur d’une belle frappe (27e), le remplaçant de Juninho, Kallström,
se montrait moins heureux sur ses coups francs (20e et 31e). Avec ses trois jeunes du centre de formation (Dramé, Chantôme et Mulumbu), Paris, sans se montrer très dangereux, tenait bon à la mi temps
du match. Les visiteurs sortaient de leur coquille en début de seconde période. Impérial sur des frappes de Diané (50e) et Chantôme (56e), Vercoutre n’avait d’autre choix que de percuter Rodriguez, lancé plein champpar Armand. Le penalty était transformé par Paulo César (0-1, 58e). Dès lors, les Lyonnais se jetaient à l’assaut du but parisien, mais de manière désordonnée. Alonzo réussissait une superbe parade face à Benzema (86e), avant de souffler sur un coup de tête deTiago (87e). La troisième occasion était la bonne pour les Gones.Lancé par Tiago, Wiltord libérait Gerland (1-1, 88e), avant de porter l’estocade dans la foulée, sur une remise de la tête du jeune Rémy (21,90e). Gérard Houllier pouvait savourer la qualification. « J’étais presque plus résigné que mon
équipe. Il y a eu un sentiment de révolte. On a attaqué avec acharnement jusqu’au bout», concluait l’entraîneur lyonnais.

Sébastien Bordas