Roland-Garros 2013: Contre Djokovic, Nadal a «aimé souffrir»

A Roland-Garros, Antoine Maes
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Rafael Nadal célèbre sa qualification pour la finale de Roland-Garros après sa victoire sur Novak Djokovic, le 7 juin 2013.
Rafael Nadal célèbre sa qualification pour la finale de Roland-Garros après sa victoire sur Novak Djokovic, le 7 juin 2013. — PATRICK KOVARIK / AFP

Dimanche, Rafael Nadal entrera dans l’histoire. Encore. S’il détient déjà le record de victoire à Roland-Garros, un 8e succès de l’Espagnol ferait de lui le premier joueur à remporter huit fois le même titre du Grand Chelem. Et sur ce qu’il a montré contre Novak Djokovic, en demi-finale (4-6, 6-3, 1-6, 7-6, 9-7), il en a forcément les moyens. «Je ne suis pas imbattable», jure pourtant l’Espagnol, qui n’a de toute sa carrière perdu qu’une seule fois Porte d’Auteuil (contre Soderling). 

A chaud, «Rafa» n’est pas encore d’humeur à classer son affrontement avec le Serbe dans ses classiques. «Quand vous gagnez pour ramener le trophée, c’est plus que de gagner pour aller en finale. Je sais que par moments, on a joué un très haut niveau. Ce genre de match rend le sport plus grand», explique-t-il. Selon lui, la demi-finale à Pékin en 2008, où les matchs à l’US Open contre Djokovic ont été plus compliqués à gérer. 

N’empêche, sa rivalité avec «Nole» ne devrait plus tarder à devenir un peu plus que du sport. D’autant que ce 35e duel ne sera pas oublié si vite. «Les rivalités, c’est vous qui les créez, nous, on se contente de jouer», explique Nadal. Et plutôt génialement bien pour cette demi-finale où il a bien failli prendre la porte. «Vous ne vivez pas ce genre de match tous les jours. Quand ils arrivent, vous souffrez. Mais j’ai aimé souffrir. Parce que l’année dernière, ce genre de match, je le regardais à la télé, à Majorque», conclut Nadal.