Ligue 1: Leonardo est-il l'entraîneur qu'il faut au PSG?

J.L.

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Leonardo, directeur sportif du PSG en grande conversation avec le président du club, le Qatari Nasser  Al-Khelaifi en janvier 2012 à Doha.
Leonardo, directeur sportif du PSG en grande conversation avec le président du club, le Qatari Nasser Al-Khelaifi en janvier 2012 à Doha. — FRANCK FIFE / AFP

Pour l’instant cela reste une piste de plus, mais une piste qui prend chaque jour un peu plus d’épaisseur. Selon l’Equipe, Nasser al-Khelaïfi aurait proposé à Leonardo de prendre la succession de Carlo Ancelotti sur le banc parisien, au moins pour la saison prochaine. Le Brésilien n’aurait qu’à dire oui. En a-t-il envie, lui qui déclarait il y a peu que «l’idée de revenir sur un banc de touche l’intriguait»? Il n’a rien laissé filtrer. En a-t-il les compétences, lui qui ne compte après tout que deux ans d’expérience sur les bancs du Milan et de son rival intériste?

«Une équipe qui divertit le public»

Chirstophe Jallet, premier joueur interrogé sur la question au micro d’infosport, ne dit pas non: «Ce sera plus facile avec lui car on se connaît déjà». Ce n’est pas encore un plébiscite, mais cela confirmerait l’idée que Leo l’entraîneur passe bien chez les joueurs. C’était le cas à l’Inter, où son arrivée à la place de Benitez a été vécue comme une libération par un groupe champion d’Europe. Exemple avec Javier Zanetti en 2011. «Il croit en nous et nous croyons en lui, il nous a remis sur les rails et je pense qu'il devrait rester parce que nous l'aimons.» Cette saison-là, il fait de Thiago Motta un international après avoir parfaitement accompagné Thiago Silva pour ses grands débuts en Europe l’année précédente à Milan.

Choisi à l’époque par Berlusconi pour prendre la relève…d’Ancelotti, Leonardo promet du beau jeu et une équipe calquée sur le Brésil de Tele Santana: «Des joueurs sans consignes prédéfinies, libres de créer, avec des arrières latéraux très offensifs. Je veux une équipe qui attaque, qui divertit le public et les joueurs». Le «4-4-2 fantasy» de Leo, avec Ronaldinho, Pato, et Borriello a en effet le mérite  de faire le spectacle, une obsession pour QSI depuis qu’il a repris le PSG. Les résultats eux-mêmes sont honorables: 60% de victoires sur deux ans et deux places sur le podium de Série A.

Pas un entraîneur de grand match ?

Mais les Qataris pourraient être moins convaincus par les prouesses de son actuel directeur sportif sur les grands matchs: trois derbys tous perdus, et deux énormes claques en C1 en raison d’une tactique suicidaire. «Est-ce que ça veut dire que je ne sais pas gagner les grands matchs? Je ne sais pas, honnêtement, c'est à vous de juger. Mais je n'en suis qu'à un an et trois mois de carrière» répondait Leonardo après en avoir pris cinq contre Schalke. Voilà un moyen tout trouvé de dissiper le malentendu. Ou pas.