Football (L1) : à gauche, le débat est ouvert

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Primaires dans le couloir gauche. Demain soir, le Losc accueillera Lorient pour la 10e journée de L1. A ce jour, personne ne s'est imposé sur le côté gauche de l'attaque nordiste. Claude Puel, adepte de la politique des grands travaux en matière de coaching, préfère retenir que « pas mal de joueurs peuvent évoluer à ce poste ». Sauf qu'à l'autre bout du terrain, Kader Keita, royal dans son rôle de leader de la droite, accentue le contraste.

Trois semaines après la fin de ses 100 jours au Losc, Michel Bastos n'a pas encore dévoilé tout son programme. Il n'était d'ailleurs même pas dans le groupe contre Athènes, mardi, en Ligue des champions (3-1). « Il a besoin de prendre du volume, tant défensivement qu'offensivement », estime l'entraîneur lillois. Celui-ci a d'ailleurs pris le parti de l'expérimentation, avec la titularisation de Grégory Tafforeau un cran plus haut, contre le Milan AC (0-0). « Il apporte sa solidité, mais même s'il a progressé dans sa qualité de centre, ce n'est pas le genre de joueur qui va déborder », analyse Claude Puel.

Finalement, le flou profite à Mathieu Robail (titulaire contre l'AEK) qui, contrairement aux autres, ne peut pas faire valoir son expérience dans le débat, du haut de ses deux matchs en L1. « Soyons patients avec lui, laissons-lui le temps comme on l'a laissé aux autres », poursuit Claude Puel. D'où viendra l'homme providentiel qui s'imposera à tous les candidats à gauche ? Mathieu Debuchy, pas encore éligible cette saison à cause de sa blessure au genou, rejouera ce week-end avec la CFA. Johan Audel, forfait jusqu'en février (épaule), est exclu de la liste des prétendants. Kader Keita, qui a su convaincre les supporteurs à droite, peut-il le faire à gauche ? « Le mieux c'est peut-être de lui demander s'il n'a pas un petit frère, gaucher si possible », conclut le facétieux Jean II Makoun, taulier centriste de l'assemblée lilloise.

Antoine Maes