Incidents au Trocadéro: Les éditorialistes soulèvent des interrogations

FOOTBALL Deux jours après la fête gâchée du PSG...

AFP

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Les supporters parisiens fêtent le titre du PSG, le 13 mai 201"3 place du Trocadéro.
Les supporters parisiens fêtent le titre du PSG, le 13 mai 201"3 place du Trocadéro. — M.Euler/SIPA

Les incidents provoqués par des casseurs lundi soir à Paris lors de la fête du PSG après son titre de champion, sont jugés «inacceptables» par les éditorialistes de la presse nationale et régionale lesquels se demandent surtout pourquoi ces incidents «n'ont pas été anticipés.»

«Ce qui s'est passé lundi n'a rien à voir avec le sport ni avec les supporters. Cette émeute est le fait, pour l'essentiel, de bandes descendues de banlieue», assure Yves Thréard, dans le Figaro. «Des bandes de casseurs», renchérit Dominique Quinio, pour La Croix. «S'il existait une coupe d'immonde des hooligans, Paris serait assurée de la victoire», se moque Erwan Quere, dans l'Alsace-Le Pays.

«Comment avoir toléré que le PSG fête sa victoire sur la place du Trocadéro?»

Sur un ton plus sérieux, Jean Levallois pour la Presse de la Manche, met en garde: «Il n'est pas question de se laisser pourrir la vie par des voyous. Ce n'est pas négociable.» Et une fois les faits constatés et déplorés, les éditorialistes se posent des questions, résumées par Bruno Dive (Sud Ouest): «Comment les services de renseignement n'ont-ils pas anticipé la venue probable de ces hooligans, alors que de premiers incidents étaient déjà survenus la veille? et «Comment avoir toléré que le PSG fête sa victoire sur la place du Trocadéro?»

«Comment les services (de police) ont-ils pu sous-estimer les risques évidents de dérapage», s'interroge lui aussi Yves Thréard (Le Figaro). «Il fallait être naïf pour laisser le club fêter sa victoire sur l'espace public», estime Denis Daumind dans la Nouvelle République du Centre Ouest. Avis partagé par Jean-Louis Hervois pour la Charente Libre: «Il fallait être naïf pour penser que l'odyssée du PSG, déjà riche en péripéties diverses, pouvait se terminer par une aimable séance photos sur l'esplanade du Trocadéro.»