PSG: «C’est facile de tout nous mettre sur le dos», s’emportent les ultras

Antoine Maes

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Le public parisien attendait les joueurs du PSG pour la remise du trophée de champion de France mais la fête rapidement dégénéré dans le quartier des Champs-Élysées à Paris, le 13 mai 2013.
Le public parisien attendait les joueurs du PSG pour la remise du trophée de champion de France mais la fête rapidement dégénéré dans le quartier des Champs-Élysées à Paris, le 13 mai 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Longtemps, Jérémy Laroche a mené la fronde. Leader du mouvement Liberté pour les ultras, il a lutté pendant des mois avec le PSG pour faire valoir les droits des ultras parisiens, virés du Parc des Princes avec le Plan Leproux. Présent au Trocadéro lundi soir, il réfute tout de même la théorie selon laquelle les anciens ultras du PSG sont à la base des incidents. Même si le ministère de l’Intérieur a décidé d’interdire la manifestation des ultras prévue pour dimanche.

Pourquoi être venu lundi soir au Trocadéro?

Pour se faire entendre, chanter «Liberté pour les ultras». On savait qu’il y aurait toute la direction du club. Mais à aucun moment on voulait casser des mecs. On est arrivé vers 18h, on était une centaine, et il y avait un nombre de gens avec des litres de vodka, de bouteille de bière… Ils avaient tous 2g dans le sang. Mais je n’imaginais pas que ça partirait comme ça. 

Vous assurez ne pas être  à l’origine des débordements?

Au début on a essayé de contenir les gens! On a même sorti des personnes de la foule parce qu’elles faisaient des malaises. On n’était vraiment pas là pour mettre le bordel. Mais quand on a vu que ça partait dans tous les sens, on est partis. Ce sont des moments où on peut se faire interpeller pour rien du tout, et en plus on a des têtes connues chez nous. 

Incidents du Trocadéro: la journée en live

Il y avait donc bien des interdits de stade dans vos rangs…

J’en suis un moi-même, et il y en avait d’autre. Mais quand on regarde les images, ce sont des mecs avec le maillot du PSG de cette année ou de l’année dernière. Et Les anciens comme nous boycottent tous les produits dérivés du PSG. 

Qui sont donc les gens qui ont accroché la banderole «Liberté pour les ultras» sur l’échafaudage?

Ça n’avait rien à voir avec nous. Je ne peux pas savoir qui c’est. Après, il y a un effet de mode d’avoir un comportement ultra, mais sans l’être. La preuve c’est l’utilisation de la pyrotechnie, et tous les blessés que ça a provoqué. Même moi je m’en suis pris un sur la tête. Ce n’est pas les mecs de chez moi qui vont m’en lancer. Et on n’a eu aucune interpellation chez nous. Les RG pourront confirmer. 

Pourquoi on vous accuserait alors?

Parce que c’est facile de nous mettre ça sur le dos. Les gens savent bien qu’on est en rapport de force avec le club. Qui sont les responsables? Clairement, l’organisation catastrophique. Et ensuite, ce sont les casseurs qu’on voit au Jour de l’An, à la fête de la musique, au 14 juillet, et qui profitent des effets de foule parce qu’ils savent très bien que la police ne peut pas intervenir. Quand on retrace notre histoire, il n’y a jamais de pillage, on fait tout dans les règles ultras.