Laurent Blanc a été «trahi» par certains joueurs de l'équipe de France

FOOTBALL L'ancien sélectionneur avoue aussi que le football lui manque...

R.S.

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Laurent Blanc, le sélectionneur des Bleus lors de sa conférence de presse à Clairefontaine le 18 mai 2012.
Laurent Blanc, le sélectionneur des Bleus lors de sa conférence de presse à Clairefontaine le 18 mai 2012. — FRANCK FIFE / AFP

Si les présidents de clubs de L1 ou européens n’étaient pas prévenus, Laurent Blanc cherche à reprendre du service actuellement. L’ancien sélectionneur des Bleus est en manque de football, lui qui ne coache plus depuis la fin de sa mission à la tête de l’équipe de France, après le dernier Euro. Dans une interview à L’Equipe, il concède avoir eu des contacts avec des «sélections exotiques.» Avec l’AS Rome également. Mais il ne veut pas parler de «choses virtuelles.» Il n’a pas eu de contacts avec Monaco et ne souhaite pas se positionner en cas de départ d’Ancelotti du PSG puisqu’il en est toujours l’entraîneur.

En quelques mois, le champion du monde 98 a pris le temps de se reposer et d’analyser le parcours des Bleus à l’Euro. La gestion des égos et les égarements de certains joueurs, dont il ne cite pas les noms, lui laissent un goût amer. Mais on comprend clairement que les cas Nasri, MVila ou Ménez ont entraîné la chute des Bleus selon lui. «Ces attitudes, même si elles ne concernent qu’une minorité de joueurs, t’amènent à la défaite. Il est rare de se comporter ainsi et de gagner», analyse Blanc.

Une explication avec Evra?

L’ex-coach des Girondins se dit «trahi» par certains joueurs. «Mais on était obligés d’en passer par là (…) parce que lorsque tu reconstruis, tu le fais avec des personnages nouveaux. Ces gens-là se sont éliminés d’eux-mêmes, car maintenant, on les connaît. On sait.» Premier visé, Samir Nasri, coupable d’insultes répétées à l’adresse des journalistes et jamais rappelé en bleu par Didier Deschamps. «Tu es en face d’une génération à laquelle tu dois t’adapter: tu peux leur parler, tu peux penser qu’ils ont compris, mais en fait, ils sont capables de te péter entre les doigts.»

Malgré tout, Laurent Blanc assure qu’il n’y a «pas un joueur qui lui ait mal parlé. Qui lui ait manqué de respect. Oui. Mais par son attitude, pas par ses mots.» Enfin, il évoque le cas de Patrice Evra, un joueur qu’il a relancé après la Coupe du monde en Afrique du sud, mais qui l’a égratigné dans la presse il y a quelques mois. Blanc ne serait pas contre une petit explication en tête à tête. Pourquoi pas à Manchester United puisque le banc du club est libre depuis l’officialisation du départ de Ferguson.