Football: La candidature bahreïnie à la tête de l'AFC contestée
Reuters
Deux associations de défense des droits de l'homme ont demandé à la Fifa de retirer la candidature du cheikh Salman bin Ibrahim al Khalifa, président de la Fédération bahreïnie de football, à la présidence de la Confédération asiatique de football (AFC).
Dans une lettre au président de la Fifa, Sepp Blatter, le Centre bahreïni pour les droits de l'homme et la Société des jeunes de Bahreïn pour les droits de l'homme accusent le cheikh Salman, qui est âgé de 47 ans, d'avoir participé à la répression de manifestations de février 2011 et que, de ce fait, il n'est pas qualifié pour ce poste.
«Le cheikh Salman bin Ebrahim al Khalifa a participé à des violations des droits de l'homme avec l'aide de son bureau et de consultants contre les joueurs, les administrateurs, les arbitres et les clubs qui ont participé aux manifestations pour la démocratie en février 2011», écrivent les deux associations dans leur lettre datée de vendredi.
Le vote prévu jeudi en Malaisie
Parmi les autres candidats à la direction du football asiatique figurent le Thaïlandais Worawi Makudi, le Saoudien Hafez Ibrahim al Medlej et le responsable du football des Emirats arabes unis, Youssouf al Serkal.
Le vote est prévu jeudi en Malaisie. Le cheikh Salman est aussi candidat pour un siège au puissant comité exécutif de la Fifa. Le Qatari Hassan al Thaouadi est également candidat.
Mardi, l'association Americans for Democracy and Human Rights in Bahrain (ADHRB) a adressé une lettre aux délégués de la Confédération asiatique de football pour leur demander de ne pas voter pour le cheikh Salman. L'association l'accuse d'avoir notamment arrêté et torturé des joueurs de football.
Le cheikh Salman a publié jeudi un communiqué pour démentir ces accusations.


















