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Tennis: Rafael Nadal doit-il s'inquiéter?

Tennis: Rafael Nadal doit-il s'inquiéter?

MONTE-CARLOL'Espagnol est apparu loin de son meilleur niveau sur la terre battue monégasque...
Julien Laloye

Julien Laloye

La dernière fois que Rafael Nadal était sorti la tête basse d’un court de Monte-Carlo, Juan-Carlos Ferrero était numéro 1 mondial et Julien Bouter le dernier espoir français encore en lice. Dix ans après avoir été battu par Guillermo Coria dans l’anonymat d’un 8e de finale, Nadal a de nouveau perdu sur le Rocher, de la main de Novak Djokovic (6-2, 7-6), après huit titres de rang.

«Je me fatigue plus vite qu’avant»

Le Serbe a préféré en sourire dans son discours de victoire – «Merci de m'avoir autorisé de gagner au moins une fois ici Rafa»- et l’Espagnol rappeler qu’il lui fallait encore digérer ses sept mois d'absence en 2012 pour soigner son genou gauche. Toutefois, nier l’évidence serait malhonnête. Le Nadal de Monte-Carlo, qui aurait déjà pu prendre la porte en quarts face à un Dimitrov un poil plus expérimenté, a proposé une version bien éloignée de ses meilleures années sur terre : coup droit approximatif, couverture de terrain presque ordinaire, revers aussi inoffensif qu’à ses débuts…Seul le service a un peu près fonctionné. «Je suis fatigué plus vite qu'avant. J'ai encore besoin de temps. Il m'en reste assez d'ici Roland-Garros. Aucune série ne dure éternellement, il faut juste l’accepter» a évacué le Majorquin, qui a effectivement un mois devant lui pour préparer un huitième succès à Paris et oublier un mal de dos persistant à Monaco.

Un passe-droit à Roland?

Sauf que son absence prolongée du circuit et cette défaite en finale auront au moins une conséquence directe à Roland : Nadal ne sera «que» tête de série n°5, ce qui peut l’obliger à battre à la fois Federer, Murray ou Djokovic pour aller au bout, si le tirage s’en mêle. Dimanche, après la finale, Guy Forget, membre du comité de pilotage de Roland-Garros, a évoqué l’idée d’une « modification de l’ordre des têtes de série», à la manière de Wimbledon, pour éviter un quart Djokovic-Nadal, par exemple. L’Espagnol n’est pas du genre à accepter ce genre de petites faveurs, mais ça ne lui ferait peut-être pas de mal vu sa forme actuelle.