F1: Les préparatifs du GP de Bahreïn continuent, sur le circuit et en ville
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Les préparatifs du Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn, prévu dimanche, ont continué ce jeudi, sur le circuit de Sakhir, pour le petit monde de la F1, et à Manama, pour les opposants au régime qui manifestent depuis 2011 pour obtenir des réformes constitutionnelles.
Le GP de Bahreïn est «un événement national auquel 77% de la population est favorable, selon un sondage Nielsen», a affirmé le président du Bahreïn International Circuit (BIC), Zayed Alzayani. Il a mentionné «des incidents mineurs» mais estimé qu'il n'y avait «aucune menace directe pour la course», lui qui espère 25.000 spectateurs dimanche, dont 93% de résidents de Bahreïn et de Saoudiens. «Quelle que soit la cause que vous défendez, vous n'avez pas le droit de déranger le cours normal des choses. Ce n'est pas de la démocratie, c'est du terrorisme», a-t-il jugé.
Dans l'enceinte du circuit, surveillé à distance par plusieurs voitures de police et quelques véhicules blindés postés sur l'autoroute venant de Manama, la rituelle conférence de presse FIA du jeudi n'a pas donné lieu à de grandes déclarations de la part des six pilotes invités à s'exprimer. Aucun n'a fait le moindre commentaire sur la situation dans le pays. Le grand absent était l'Australien Mark Webber, 36 ans, qui prendra dimanche sur le circuit de Sakhir, dans une Red Bull, son 200e départ en F1, onze ans après ses débuts au GP d'Australie 2002 dans une Minardi.
Pendant ce temps, autour de Manama, les opposants au régime continuaient à manifester leur mécontentement, notamment dans les villages chiites, selon des témoins. D'après Al-Wefaq, le principal mouvement d'opposition, une centaine d'arrestations ont eu lieu depuis début avril et 29 personnes ont été blessées lors d'affrontements entre police et manifestants. L'organisation Human Rights Watch (HRW) a dénoncé des arrestations «arbitraires» de militants dans des localités proches du circuit. HRW a aussi déploré le silence des organisateurs du GP face aux «abus en matière de droits de l'Homme (à Bahreïn) qui semblent être directement liés à la course».


















