Basket (Pro A) : la SIG tient son match référence
L'humiliation infligée à Pau-Orthez (95-66), mardi soir au Rhenus Sport, devrait servir de déclic pour les coéquipiers de Afik Nissim. Car ils ont fait exploser l'armada béarnaise dans tous les compartiments du jeu, comme le prouve l'évaluation génér...©2006 20 minutes
L'humiliation infligée à Pau-Orthez (95-66), mardi soir au Rhenus Sport, devrait servir de déclic pour les coéquipiers de Afik Nissim. Car ils ont fait exploser l'armada béarnaise dans tous les compartiments du jeu, comme le prouve l'évaluation générale, qui compile les statistiques de chaque joueur (116 contre 54). « J'ai beaucoup apprécié le ratio passes décisive-balles perdues [19-6], un secteur où nous avions souffert lors des deux premiers matchs, souligne le coach Eric Girard. Le groupe a répondu au-delà de mon attente, en atteignant un niveau de jeu sans doute supérieur à ses capacités du moment. Tant pis pour Pau, qui a subi notre montée en régime. »
En énorme progrès par rapport aux défaites initiales contre Roanne (74-77) et à Paris (74-65), la SIG va désormais retrouver une sérénité mise à mal par l'absence longue durée de son meneur et maître à jouer Lonnie Cooper, out pendant encore cinq semaines. « Nous étions frustrés depuis l'annonce de son opération il y a dix jours, car on savait que l'équipe valait beaucoup mieux que ses deux premiers résultats, confie Girard. Ce succès va nous apporter énormément en termes de confiance et de solidarité. Même si nous ne sommes pas encore au complet, les joueurs prennent conscience que les choses mises en place vont dans le bon sens. »
Emmenée par son ailier américain à tout faire Chuck Eidson (25 points, 32 d'évaluation), la SIG a démontré que la refonte quasi totale de son effectif durant l'intersaison n'avait en rien entamé son potentiel et ses ambitions. « On a franchi un palier, atteste le coach alsacien. Mais on garde les pieds sur terre. Il nous reste beaucoup de travail. Maintenant, il faut confirmer à l'extérieur. » Prochain hôte des Strasbourgeois samedi, Besançon est prévenu.
Jérôme Sillon



















