Dream Football League: Le «Times» reconnaît son erreur

A.M.

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Capture d'écran du Times
Capture d'écran du Times — Capture d'écran 20 minutes

«Quand nous avons tort, nous levons nos mains et nous l’admettons». C’est en ces termes que le Times présente pour la première fois ce qui se rapproche le plus d’excuses. La semaine passée, le très sérieux quotidien britannique avait publié une pseudo-enquête. Celle-ci racontait en détails le projet du Qatar de créer une «Dream Football League» qui regrouperait les meilleurs clubs du monde contre 175 millions d’euros.

Problème: la plupart des détails de l’article du Times étaient en tous points similaires à ceux d’une fable publiée par les Cahiers du Football et signée de «l’Agence Transe Presse» . Le journal anglais n’avoue pas avoir pillé le site satirique français, mais explique que son journaliste a été roulé par une source «connecté avec les propriétaires qataris du PSG et qui avaient fourni au fil des mois des informations qui se sont ensuite avérée vraies».

Pour le Times, l’erreur arrive en suite, une fois qu’Oliver Kay, après avoir contacté «les plus grands clubs d’Europe» s’est vu confirmer l’histoire de la «Dream Football League» par certains d’entre eux. Comme l’histoire était «plausible», personne ne s’est méfié. «Si une nation a les resources pour monter ce genre de compétition, c’est le Qatar». Mais cette fois, c’était faux. Et le Times promet dorénavant «des changements dans notre façon d’opérer, et un niveau de scepticisme extrêmement élevé sera incorporé dans notre façon de travailler.» En clair, ne plus faire confiance à n'importe qui pour des informations. Ou ne plus lire les Cahiers du Foot?