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Ligue des champions: Arsenal, la fin de la méthode Wenger?

Ligue des champions: Arsenal, la fin de la méthode Wenger?

FOOTBALLLe manager français n'y arrive plus avec le club londonien...
B.V.

B.V.

«Ils ne vont pas venir à l’Allianz Arena pour se faire éliminer, mais pour rendre l’impossible possible.» Si l’on fouille bien, au fond de cet hommage transpirant la langue de bois, il y a sans doute un fond de crainte chez Jupp Heynckes. Par respect pour le grand Arsenal des années 2000? Peut-être. Toujours est-il que l’entraîneur du Bayern, impérial au match aller (1-3), est sans doute dernier à croire à une qualification possible d’Arsenal en huitième de finale de retour de Ligue des champions, mercredi soir.

Sans titre depuis près de huit ans, vidé de ses stars (Fabregas, Song, Van Persie, Nasri), le club londonien ne fait plus peur. Et son manager historique, Arsène Wenger, subit les vives critiques de la presse et surtout des supporters. «On lui reproche l’absence de titres bien sûr, mais aussi un manque d’ambition, explique le consultant Canal+ Ric George, spécialiste du foot anglais. On dit de lui qu’il dépense l’argent d’Arsenal comme si c’était le sien. Il y a beaucoup d’argent au coffre et les supporters en ont marre d’être un club formateur, ils veulent des vraies stars qui n’arrivent jamais.»

«Impossible que les dirigeants se séparent de lui»

Economiquement, la méthode Wenger est une réussite indéniable. Avec 280 millions d’euros de recette en 2012 (6e plus haut total en Europe), la situation du club est plus que pérenne en cette période de crise. «Ils auraient les moyens de faire venir Falcao par exemple, estime George. Mais ça ne se fera jamais. Pourquoi choisirait-il Arsenal?». Trahi par certains jeunes pas si prometteurs que ça, en manque de leader, enfermé dans une identité de jeu faussement spectaculaire, Arsenal ne peut plus rivaliser avec les deux Manchester ou Chelsea.

Alors forcément, on se met à imaginer la fin de l’ère «Arsènal». Certains supporters réclament même ouvertement son départ. «Une défaite contre le Bayern ne changera rien, estime George. Les dirigeants le respectent énormément car il a fait du bon travail et qu’il gagne de l’argent. C’est impossible qu’ils se débarrassent de lui. La question est plutôt de savoir s’il va jeter l’éponge, mais il a toujours respecté ses contrats.» Et le sien dure jusqu’à l’été 2014.

D’ici là, s’il veut relancer le club qu’il dirige depuis 1996, il devra réussir son prochain mercato. Pour son équipe autant que ses supporters. «La plus mauvaise chose qu’il pourrait faire, c’est de prendre de nouveau des joueurs de Ligue 1, conclut George. Il y a eu beaucoup d’échecs dans ce recrutement français. On pensait avoir vu le pire avec Chamakh mais en fait c’est Gervinho. Les supporters d’Arsenal disent de lui qu’il est tellement mauvais qu’il doit être supporter de Tottenham (le club rival).»