Gilles de la Bourdonnaye : «L'or va être difficile à décrocher»

©2006 20 minutes

— 

Gilles de la Bourdonnaye, champion d'Europe et champion du monde dans la catégorie handicap léger.

Vous participez cette semaine, à Montreux (Suisse), à vos quatrièmes Mondiaux. Comment se déroulent-ils ?

Après mon titre mondial en simple en 2002 à Taïwan, je voulais ramener au moins une médaille d'or. Malheureusement, je viens d'être battu en quart de finale par le Chinois Ge Yang. Et lundi, j'avais déjà échoué au même stade de l'épreuve open.

Il vous reste une chance de médaille par équipe...

Oui, on va jouer le coup à fond. Mais l'or va être difficile à décrocher, car les Chinois semblent au-dessus du lot cette année. J'ai voulu tenter ma chance sur les trois tableaux, même si je savais que c'était très exigeant physiquement. C'est dommage, ça n'est pas passé loin. Le niveau de ces Mondiaux est tellement relevé que la victoire se joue sur trois fois rien.

Vous vivez depuis six mois en Chine, à Qingdao. Comment le tennis de table y est-t-il perçu ?

Rien à voir avec la France ! Là-bas, c'est un des sports majeurs, juste après le football. Les matchs de l'équipe de Chine sont retransmis en direct à la télé. J'ai affronté des étudiants ou des chefs d'entreprise qui se croyaient sûrs de me battre car les Chinois sont les meilleurs. J'en ai surpris plus d'un.

C'est une bonne préparation pour les JO de Pékin 2008...

Ça me permet de m'habituer à leurs raquettes et à leurs styles de balles. Le problème c'est que, avec mon emploi sur place, j'ai moins de temps pour m'entraîner. Les premiers mois, j'avais aussi du mal à trouver des adversaires de mon niveau. Je jouais contre des 13-14 ans.

Vous gardez l'oeil sur Nantes ?

Je suis toujours licencié au TTCNA ! Et comme je serai là en décembre, je ferai sûrement quelques matches avec la N2. Dans trois ans, j'aimerai revenir pour occuper des fonctions au club.

Recueilli par Frédéric Brenon