Ligue1: Brandao-Aubameyang, une paire toujours d'attaque
FOOTBALL•Le duo d'attaquants, très complémentaire, porte l'AS Saint-Etienne depuis le début de l’année...Romain Scotto
Quand l’un marque, l’autre n’est jamais bien loin. Entre Brandao et Pierre-Emerick Aubameyang, le duo d’attaque des Verts depuis le mois d’octobre, le football est un échange de bons procédés permanent, où le travail de l’un profite toujours à l’autre. Le premier se charge généralement des basses besognes, tout en fixations et impact physique, pendant que le second flambe par sa vitesse et sa technique. Cette complémentarité ne fait pas encore d’eux les Henry–Trezeguet du XXIe siècle, mais elle permet à l’AS Saint-Etienne d’être invaincue depuis dix matchs en L1.
«Notre entente sur le terrain commence dans le vestiaire. On échange beaucoup. Ça m’aide», confie Aubameyang, auteur de 14 buts avant le match de samedi contre Nice. L’attaquant gabonais sait qu’il doit beaucoup à son compère d’attaque puisque sa récente période de disette coïncide avec à l’absence du Brésilien dans le onze stéphanois. Pour le staff, il n’y a rien d’étonnant à voir les deux attaquants briller côte à côte. L’été dernier, l’objectif était juste de trouver le complément idéal à «PEM», l’un des joueurs les plus rapides du championnat.
«Sans Brandao, Aubameyang n’en serait pas là»
«Tout a été très clair dès le début, poursuit Aubameyang. Le coach est venu me parler avant même que Brandao n’arrive et m’a fait part de ses choix. Je les ai bien sûr acceptés et aujourd’hui, cela se passe très bien avec lui. Il m’apporte de l’espace.» Patrick Revelles, ancien buteur des Verts n’est pas très étonné par la réussite de l’attelage: «Sans Brandao, Aubameyang n’en serait pas là, c’est certain. Il profite de son boulot sur les défenses.» A l’inverse, Brandao use parfois à son profit les appels éclairs de son partenaire. Avec 7 buts en 18 matchs, le Brésilien est en avance sur tous ses temps de passages depuis quatre ans.
«Une telle complémentarité fait plaisir à voir parce que les entraîneurs français n’ont pas tendance à mettre deux attaquants», enchaîne Nestor Subiat, autre ex-buteur des Verts qui porte toujours la parka du club, treize ans après son départ. «Maintenant, tout le monde joue avec un buteur et des ailiers en pendant à bien défendre. Il n’y a que le PSG qui joue parfois avec deux pointes complémentaires.» Au passage, la meilleure attaque du championnat.


















