Fooball : Dhorasoo-PSG, le torchon brûle

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« Je me sens humilié. » En livrant ses états d'âme dans la presse le matin même du match contre Nancy, Vikash Dhorasoo avait tenu à marquer le coup. Ecarté depuis quatre matchs par Guy Lacombe, qu'il a notamment traité de « menteur », l'international a entraîné une levée de boucliers au sein du club de la capitale, reléguant le décevant match nul (0-0) face aux Lorrains au second plan.

« Cette attitude est inadmissible, c'est un manque de respect pour le groupe et ça prouve qu'il s'intéresse plus à son image qu'au collectif, tonnait le président Alain Cayzac. Je suis très déçu, d'autant que je n'ai rien contre Vikash. C'est un joueur atypique, différent. Cela ne me gêne pas, mais je préfèrerais qu'il fasse la différence sur le terrain. » Cayzac a également peu goûté le fait que Dhorasoo s'approprie les témoignages de soutien de certains coéquipiers. « J'ai discuté avec Pauleta, il m'a déclaré qu'il avait fait son travail de capitaine, mais sans prendre partie pour Vikash », ajoutait Cayzac. « Nous n'avons pas à prendre parti pour qui que ce soit. On doit rester en dehors de ça et faire avancer le groupe », déclarait en écho Mickaël Landreau.

Hier, Guy Lacombe ne décolérait pas. « Il a commis deux fautes professionnelles, puis il a pris à partie ses coéquipiers, de façon malhonnête. Je ne me fais pas d'illusion sur l'homme et peu sur le joueur, déclarait le coach parisien, qui n'a toutefois pas complètement fermé la porte. On peut lui pardonner s'il fait des excuses publiques aux joueurs et aux entraîneurs. » « Je confirme tout ce que j'ai dit et j'en assume aussi toutes les conséquences. Pour moi, l'affaire est finie. Il faut qu'on passe à autre chose », répondait peu après Dhorasoo à la fin de l'entraînement au Camp des Loges.

S. Bordas