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Plongée dans le monde du dopage cycliste avec Philippe Gaumont
CYCLISME•L'ancien champion explique comment le dopage fait partie intégrante du monde du vélo...François Launay, à Lens
Contrôle positif à la nandrolone en 1996, arrêté par la police en 2004, la carrière de Philippe Gaumont est liée au dopage. Le coureur raconte ses méthodes, ses rancœurs et sa vision sur les affaires et le peloton actuel.
L’ancien toxico
«J’ai pris de l’EPO, des hormones de croissance ou encore des amphétamines. À un moment, il vous faut un artifice au quotidien. Vous êtes un peu comme un animal. Et les conséquences, on n’en a rien a foutre. Mais je n’ai aucun remords. Par contre, je n’ai jamais fait de transfusions sanguines.»
Les séquelles
«J’ai deux bras, deux jambes, je bande, je baise. Il n’y a pas de problème.»
La mauvaise réputation
« Un ancien coéquipier, m’a appelé récemmentpour me demander des produits. ça m’a vraiment effrayé.»
Les rancœurs
«J’en veux juste à un directeur sportif en particulier. Un suce-boules et un incompétent. Si je le vois dans la rue, je le prends par le colbac et je le claque à terre.»
Lance Armstrong
«Il a quand même créé une fondation et apporté de l’aide aux malades du cancer. Il n’était pas plus dopé que les vingt premiers du Tour.»
L’hypocrisie
«Quand j’entends d’anciens champions cracher sur le dopage, ça me fait rire. Ces gens-là ont aussi tourné à des produits.»
Le dopage moderne
«Ça existera toujours. Quand un nouveau produit arrive dans le peloton, il faut huit-neuf ans pour le détecter. On commence à parler de l’Aicar, un anabolisant qui vous rend maigre. Et on va à grand pas vers la génétique. Bientôt, on créera des champions dès la naissance.»



















