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Ligue 1: Bordeaux, ça devient inquiétant

Ligue 1: Bordeaux, ça devient inquiétant

FOOTBALLLes Girondins, désormais neuvièmes, commencent à subir les conséquences de l'affaiblissement de leur effectif...
Marc Nouaux

Marc Nouaux

C’est un sentiment bizarre que l’on a ressenti ce dimanche après-midi au Stade Chaban-Delmas. Balayés par l’OL (0-4), les Girondins n’ont même pas semblé en colère après la rencontre. Plutôt désabusés. «Que dire de ce match, s’est interrogé le coach, Francis Gillot. Vous voulez que je casse le bureau? On ne peut pas rivaliser avec ces équipes-là si on n'est pas à 100 %. Si on a trop d'absents, on est pénalisé. Il faut vraiment que tout soit bien combiné pour rivaliser. Aujourd'hui [dimanche], ce n'était pas le cas.» Et comme le veut la tradition après une déculottée, le président, Jean-Louis Triaud, a récité la formule magique. «Mieux vaut perdre une fois 4-0 que quatre fois 1-0.»

Malgré la lourdeur du score et l’humiliation subie, l’heure n’est donc pas encore à la remise en cause. Pourtant, c’est la première fois de la saison que les Girondins subissent deux défaites consécutives en Ligue 1 et reculent autant au classement. Désormais neuvièmes, ils accusent maintenant huit points de retard sur Marseille (3e) et quatre sur Nice (4e).

Des carences offensives récurrentes

L’affaiblissement de l’effectif au mercato hivernal a été rapidement pointé du doigt par certains joueurs comme Carrasso ou Obraniak. Les résultats ne leur donnaient pas raison puisque les Girondins ont obtenu de précieux succès à Rennes et à Nice. Aujourd’hui, le constat a changé. Le revers à Ajaccio, le match très difficile en Ligue Europa à Kiev, et cette lourde défaite contre Lyon viennent maintenant donner de l’eau au moulin des sceptiques. Même si Diego Rolan laisse entrevoir quelques promesses, il n’a que 19 ans et vient de se blesser à la cheville. Diabaté est dans les caves du château du Haillan et Bellion dépanne comme il peut. Contre les grosses équipes, Bordeaux n’arrive pratiquement pas à se créer d’occasion. Et à force de ne pas arriver à scorer, la défense finit par encaisser un but.

Plutôt que d’accabler son équipe, Francis Gillot préfère remarquer que son infirmerie ait du succès puisqu’aux blessures de Mariano, Nguemo et Henrique, sont venues s’ajouter celles de Planus et Diego Rolan. «En ce moment, je fais le marquage sur les docteurs et les kinés. Il faut que je récupère les joueurs blessés et ça ira mieux.» Avec la Ligue Europa et la Coupe de France encore au programme, l’enchaînement des rencontres promet encore de mauvaises nuits à passer pour Gillot, qui compose avec un effectif qui diminue semaine après semaine. Les Girondins sont vraiment dans le dur et l’humiliation contre Lyon ne va sans doute pas arranger le moral des troupes.